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Un docteur musulman donne une leçon a à un chrétien

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Re: Un docteur musulman donne une leçon a à un chrétien

Message par ganem le 2015-10-18, 11:39 am

Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman

Un article paru le 1er décembre 2010 dans le journal Al Marsd au sujet d'un livre du politologue allemand d'origine égyptienne, Abdel-Samad.Abdel-Samad avait prédit, avant le déclenchement des révolutions arabes, l'effondrement du monde musulman sous le poids d'un islam incapable de prendre le virage de la modernité, et l'immigration massive vers l'Occident qui s'en suivrait.L'Occident a intérêt à soutenir les forces laïques et démocratiques dans le monde musulman. Et chez nous, il faut encourager la critique de l'islam au lieu de la réprimer sous prétexte de discours de haine. En apaisant les islamistes et en accommodant leurs demandes obscurantistes dans nos institutions, on ne fait que retarder un processus qui serait salutaire pour les musulmans eux-mêmes, et pour l'humanité.

Hamed Abd el Samad, chercheur et professeur d’université résidant en Allemagne, a publié en décembre 2010 un ouvrage qu’il a intitulé «la chute du monde islamique». Dans son livre il pose un diagnostic sans concessions sur l’ampleur de la catastrophe qui frappera le monde islamique au cours des trente prochaines années.

L’auteur s’attend à ce que cet évènement coïncide avec le tarissement prévisible des puits de pétrole au Moyen-Orient. La désertification progressive contribuerait également au marasme économique tandis qu’on assistera à une exacerbation des nombreux conflits ethniques, religieux et économiques qui ont actuellement cours. Ces désordres s’accompagneront de mouvements massifs de population avec une recrudescence des mouvements migratoires vers l’Occident, particulièrement en direction de l’Europe.

Fort de sa connaissance de la réalité du monde islamique, le professeur Abd el Samad en est venu à cette vision pessimiste. L’arriération intellectuelle, l’immobilisme économique et social, le blocage sur les plans religieux et politiques sont d’après lui les causes principales de la catastrophe appréhendée. Ses origines remontent à un millénaire et elle est en lien avec l’incapacité de l’islam d’offrir des réponses nouvelles ou créatives pour le bénéfice de l’humanité en général et pour ses adeptes en particulier.

À moins d’un miracle ou d’un changement de cap aussi radical que salutaire, Abd el Samad croit que l’effondrement du monde islamique connaîtra son point culminant durant les deux prochaines décennies. L’auteur égyptien a relevé plusieurs éléments lui permettant d’émettre un tel pronostic :

Absence de structures économiques assurant un réel développement
Absence d’un système éducatif efficace
Limitation sévère de la créativité intellectuelle
Ces déficiences ont fragilisé à l’extrême l’édifice du monde islamique, le prédisposant par conséquent à l’effondrement. Le processus de désintégration comme on l’a vu plus haut a débuté depuis longtemps et on serait rendu actuellement à la phase terminale.

L’auteur ne ménage pas ses critiques à l’égard des musulmans : «Ils ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ?» Et il pousse le questionnement d’un cran : «Pourquoi les diverses cultures contemporaines se fécondent mutuellement et s’épanouissent tout en se faisant concurrence, alors que la culture islamique demeure pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale qu’elle qualifie et accuse d’être infidèle?» Et il ajoute : «le caractère infidèle de la civilisation occidentale n’empêche pas les musulmans de jouir de ses réalisations et de ses produits, particulièrement dans les domaines scientifiques, technologiques et médicaux. Ils en jouissent sans réaliser qu’ils ont raté le train de la modernité lequel est opéré et conduit par les infidèles sans contribution aucune des musulmans, au point que ces derniers sont devenus un poids mort pour l’Occident et pour l’humanité entière.»
L’auteur constate l’impossibilité de réformer l’islam tant que la critique du coran, de ses concepts, de ses principes et de son enseignement demeure taboue ; cet état de fait empêche tout progrès, stérilise la pensée et paralyse toute initiative. S’attaquant indirectement au coran. l’auteur se demande quels changements profonds peut-on s’attendre de la part de populations qui sacralisent des textes figés et stériles et qui continuent de croire qu’ils sont valables pour tous les temps et tous les lieux. Ce blocage n’empêche pas les leaders religieux de répéter avec vantardise et arrogance que les musulmans sont le meilleur de l’humanité, que les non-musulmans sont méprisables et ne méritent pas de vivre ! L’ampleur de la schizophrénie qui affecte l’oumma islamique est remarquable.
L’auteur s’interroge : «comment l’élite éclairée dans le monde islamique et arabe saura-t-elle affronter cette réalité ? Malgré le pessimisme qui sévit parmi les penseurs musulmans libéraux, ceux-ci conservent une lueur d’espoir qui les autorise à réclamer qu’une autocritique se fasse dans un premier temps avec franchise, loin du mensonge, de l’hypocrisie, de la dissimulation et de l’orgueil mal placé. Cet effort doit être accompagné de la volonté de se réconcilier avec les autres en reconnaissant et respectant leur supériorité sur le plan civilisationnel et leurs contributions sur les plans scientifiques et technologiques. Le monde islamique doit prendre conscience de sa faiblesse et doit rechercher les causes de son arriération, de son échec et de sa misère en toute franchise afin de trouver un remède à ses maux.
Le professeur Abd el Samad ne perçoit aucune solution magique à la situation de l’oumma islamique tant que celle-ci restera attachée à la charia qui asservit, stérilise les esprits, divise le monde entre croyants musulmans et infidèles non-musulmans ; entre dar el islam et dar el harb (les pays islamiques et les pays à conquérir). L’auteur croit qu’il est impossible pour l’oumma islamique de progresser et d’innover avant qu’elle ne se libère de ses démons, de ses complexes, de ses interdits et avant qu’elle ne transforme l’islam en religion purement spirituelle invitant ses adeptes à une relation personnelle avec le créateur sans interférence de la part de quiconque fusse un prophète, un individu, une institution ou une mafia religieuse dans sa pratique de la religion ou dans sa vie quotidienne.

Source : أستاذ جامعي مصري يتنبأ بسقوط العالم الإسلامي خلال 30 سنة, Al-Masrd, 1 décembre 2010. Traduction de l'arabe par Hélios d'Alexandrie

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Re: Un docteur musulman donne une leçon a à un chrétien

Message par Lysliane le 2015-10-19, 2:14 pm

Oui j'ai lu ça ailleurs , mais ça m'étonne tu y crois toi ganem ?

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Re: Un docteur musulman donne une leçon a à un chrétien

Message par ganem le 2015-10-19, 2:26 pm

Salut Liliane, j y crois d'autant plus qu'il n'est pas le premier à le dire.

Le mahométisme va mourir mais pas sans faire de millions de morts avant sa fin.



En abandonnant la voie d’al ijtihad au profit du djihad les musulmans ont tout perdu

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Re: Un docteur musulman donne une leçon a à un chrétien

Message par ganem le 2016-08-22, 11:11 am

Libre réponse à Frédéric Lenoir

Bernard Sesboüé sj remet en cause la théorie de Frédéric Lenoir défendue dans «Comment Jésus est devenu Dieu» (Fayard) selon laquelle l'Eglise n'aurait décidé de la divinité du Christ qu'au IVe siècle sous la pression des empereurs romains et que les Evangiles laisseraient planer un doute sur son identité. Voici les réponses solides et argumentées du théologien jésuite Bernard Sesboüé.

13 €, 195 pages, Ed. Lethielleux DDB

Rapide présentation de l'éditeur

Dans son livre Comment Jésus est devenu Dieu, Frédéric Lenoir exprime ses convictions sur l'identité de la personne de Jésus de Nazareth. Pourquoi lui « répondre » ? Parce qu'il donne à penser que l'Eglise avait finalement décidé de la divinité du Christ au IVe siècle sous la pression des empereurs romains. Selon ce livre toujours, « les évangiles laissent planer un doute sur l'identité de cet homme hors du commun »... Une mise au point sur un sujet aussi important apparaît donc nécessaire, faite à la fois en historien et en croyant.

En historien, parce que la thèse fondamentale de l'auteur n'est pas fondée au regard des données qui ont été l'objet d'une recherche considérable. Dès l'époque apostolique les chrétiens de la «grande Église» ont cru que Jésus de Nazareth était Fils de Dieu et donc Dieu au sens fort de ce terme.

En croyant aussi, parce que si le Jésus de Frédéric Lenoir reste un personnage exceptionnel, celui-ci semble réduire la figure de Jésus et relègue au loin tout mystère.

Lire l'introduction du P. Sesboüé sj

Je n'ai ni l'habitude ni le goût de la polémique. Frédéric Lenoir a écrit un livre, Comment Jésus est devenu Dieu, qui exprime ses convictions sur l'identité de la personne de Jésus de Nazareth. Il en a parfaitement le droit et je dois dire que son livre de vulgarisation - je n'emploie nullement ce terme en un sens péjoratif, mais parce qu'il exprime le genre littéraire de l'ouvrage - est intelligent, bien informé et bienveillant, pour tout dire sérieux.

S'il en est ainsi, pourquoi vouloir lui « répondre » ? Parce que j'ai regretté une publicité tapageuse sur les ondes, mettant exagérément en relief l'intervention des empereurs romains et donnant à penser que l'Église, sous leur pression, avait finalement décidé de la divinité du Christ au IVe siècle. La quatrième page de couverture nous dit aussi que « les évangiles laissent planer un doute sur l'identité de cet homme hors du commun ». Je reconnais que le livre est d'un tout autre niveau et qu'il aurait pu s'épargner cette facilité médiatique. Mais, sur le fond des choses, j'estime qu'un débat sur un sujet aussi important est nécessaire. Je veux le mener à la fois en historien et en croyant.

En historien, parce que j'estime que la thèse fondamentale de l'auteur n'est pas fondée, au regard de données qui ont été l'objet d'une recherche considérable et qui permettent d'arriver aujourd'hui à des conclusions fermes. Dès l'époque apostolique, les chrétiens de la « grande Église » ont cru que Jésus de Nazareth était Fils de Dieu et donc Dieu au sens fort de ce terme. C'est donc sur le point de l'histoire que doit porter avant tout ma réponse, car l'auteur se situe à ce plan. On sait que le projet déclaré du Monde des religions est de rester toujours en deçà de toute confession de foi et de présenter les dossiers de chaque religion avec l'objectivité sereine que donnerait la neutralité.

En croyant aussi, parce que cet ouvrage nous propose, dans un esprit qui plaît à notre temps, une réduction radicale du mystère du Christ en le ramenant dans les clous d'une raison immédiate et plus facilement acceptable. Le Jésus de Frédéric Lenoir reste un personnage exceptionnel, mais il ne s'est jamais prétendu Dieu, il n'a pas été considéré comme tel par la première génération chrétienne. Le mystère planant sur son identité serait resté entier. Ce n'est que par la suite qu'il aurait été « divinisé » en plusieurs étapes. Il reste un leader religieux exceptionnel, mais un homme sans plus.

Pour le chrétien, il ne s'agit pas là d'une présentation plus simple de la foi chrétienne, il s'agit de la négation de son affirmation centrale et de tous les enjeux que celle-ci enveloppe : le mystère trinitaire s'évanouit, l'affirmation prodigieuse et déconcertante que Dieu aime l'homme jusqu'à lui donner son Fils disparaît, la communion vivante et vitale de l'homme avec Dieu par le don de l'Esprit Saint est sans fondement. S'il en était ainsi, je redirais, comme l'a fait Paul à propos de la résurrection, « nous serions les plus malheureux des hommes », nous ne serions pas « sauvés » au sens que le Nouveau Testament donne à ce terme. Il faut dire aussi que l'affirmation de la résurrection de Jésus, dont l'auteur reconnaît l'origine apostolique, apparaît alors dépourvue de toute crédibilité.

Mais, dira-t-on, mes deux références, l'histoire et la foi, sont contradictoires. Comment pourra-t-on penser que je rends compte honnêtement de l'histoire, si je veux en même temps rendre justice aux grandes affirmations classiques de la foi traditionnelle ? Je répondrai tout d'abord qu'il est un terrain sur lequel nous devons inévitablement nous croiser sinon nous rencontrer, c'est celui de l'histoire de la foi. Ce terrain a son objectivité : qu'est-ce que les disciples de Jésus ont cru et proclamé au sujet de l'identité de Jésus? Qu'est-ce que les chrétiens des générations suivantes ont inscrit dans leurs confessions de foi? Quel est le sens historique de la crise arienne? D'autre part, nous savons tous aujourd’hui qu'il n'y a pas d'histoire purement objective, que tout historien est habité par des préconceptions et des convictions quand il rend compte de l'histoire. Mon partenaire est dans la même situation que moi sur ce point. Pour sérieux et bien informé qu'il soit, son récit est « orienté », par sa manière de mettre en relief telles données et d'en taire d'autres, non pas sans doute qu'il veuille formellement les cacher, mais parce qu'elles sont sans importance pour lui. Il cite les principaux textes que je vais lui opposer. Mais il ne les retient pas, ou en minimise le sens par une exégèse anachronique et il jette le doute sur la titulature divine élaborée par le Nouveau Testament pour Jésus de Nazareth. Cette pesée constante des éléments est au coeur de tout travail d'historien. J'essaierai de la faire avec le plus d'honnêteté possible et de manière constructive. En définitive, c'est le lecteur qui est toujours juge.

La thèse de l'auteur : les premiers chrétiens n'ont pas confessé la divinité de Jésus

Quelle est la thèse de l'auteur ? Pour les premiers témoins :

   1. Jésus est un homme qui entretient un rapport particulier à Dieu et il a un rôle salvifique en tant qu'unique médiateur entre Dieu et les hommes;
   2. Jésus est mort et ressuscité d'entre les morts, et il continue d'être présent aux hommes de manière invisible.
   Ces deux affirmations me semblent constituer la clé de voûte de l'édifice chrétien. Pour les disciples de Jésus, celui-ci est pleinement homme : il n'a jamais été conçu comme un dieu ayant pris une apparence humaine, ni comme l'incarnation du Dieu d'Abraham et de Moïse.

Tel serait donc le noyau historiquement attesté de la foi chrétienne originelle. Il ne comporte pas l'affirmation de la divinité de Jésus, telle que l'Église l'aurait développée d'abord au IIe siècle avec l'évangile de Jean et plus tard, par la volonté des empereurs, selon la construction dogmatique initiée à Nicée et continuée jusqu'à Chalcédoine: Jésus « devient » le Fils éternel et consubstantiel au Père qui s'est incarné en unissant sa nature divine à une nature humaine pour ne constituer avec elle qu'une seule personne. Tout cela a été construit après coup. Le terme biblique de « médiateur » est interprété par l'auteur au sens d'intermédiaire. Jésus a été « élu » par le Père comme son fils, ce que montrent les théophanies de son baptême et de la transfiguration et sa résurrection. D'ailleurs, le discours de Pierre dans les Actes dit bien: « Il a été fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous vous aviez crucifié Ac 2,36). De toute façon, au jour de l'ascension de Jésus, « le mystère planant sur son identité, lui, reste entier ».

Bref, en termes théologiques, Frédéric Lenoir admet bien une forme de « christologie d'en bas ou christologie d'exaltation, mais en la comprenant au sens d'une adoption de Jésus par Dieu. Mais il refuse la « christologie d'en haut », en particulier celle du « Verbe fait chair » ou d’incarnation, qui est le propre de l'évangile tardif de Jean, dont il ne traitera que dans le second « acte » de la divinisation de Jésus. « Ce me semble important, écrit-il, c'est d'affirmer que le substrat de la foi est lisible de manière très explicite dans le témoignage des apôtres pour lesquels Jésus est un homme unique, sans être Dieu pour autant. » Le mystère trinitaire n'est lui aussi qu'une explicitation rationnelle compliquée de la confession du Christ comme vrai Dieu, « subtile gymnastique de l'esprit, maniant les paradoxes et les concepts philosophiques ».

Beaucoup pensent aujourd'hui ainsi et estiment que cette manière de comprendre le message chrétien aurait de nombreux avantages : elle éviterait de mettre sur nos épaules cette doctrine incroyable selon laquelle un homme de notre humanité serait Dieu en personne. Elle nous rangerait plus facilement du côté du monothéisme et faciliterait le dialogue avec le judaïsme et l'islam, qui interprètent la doctrine trinitaire comme un retour à une forme nouvelle de polythéisme. Elle reste très respectueuse de la figure unique de Jésus toujours proclamé Christ et Sauveur. Elle rendrait les chrétiens beaucoup moins « prétentieux » dans le dialogue avec les religions de l'Asie, qui admettent parfaitement que l’Occident suive la religion de Jésus Christ, mais demandent en retour que nous reconnaissions la pleine légitimité et la même valeur de salut aux personnes de leurs fondateurs. Enfin, elle est infiniment plus rationnelle, puisqu'elle nous libère des contradictions doctrinales infinies auxquelles entraîne le mystère de la Trinité. L'enjeu pour la foi est donc capital.

Mais une vraie question se pose

Cependant, Frédéric Lenoir pose à travers son livre une vraie question. Jésus s'est présenté gomme un homme, et tout d'abord comme un « homme comme les autres ». C'est au terme d’un compagnonnage humain que les disciples en sont venus à s'interroger sur l'identité dernière de cet homme, reconnu comme unique. Leurs expressions pour répondre à jette question ont connu un incontestable progrès. En ce sens, Jésus a bien été l'objet d'un devenir, non pas de son devenir Dieu, car en rigueur de terme on ne « devient » pas Dieu, on l'est depuis toujours, mais du devenir de la foi des disciples en Jésus comme Dieu et dans un second temps dans l'explicitation du langage de cette confession. Il est clair aussi que le développement des dogmes conciliaires a traduit la confession ancienne dans des termes de la pensée grecque tout à fait nouveaux.

Or on peut reconnaître que la catéchèse chrétienne, depuis que les grandes questions modernes sur l'identité du Christ se sont introduites sur la place publique, ne s'est pas préoccupée suffisamment de présenter la pédagogie de la révélation de Dieu en Jésus de Nazareth. C'est une pédagogie profondément respectueuse de notre humanité, en parfaite cohérence avec un acte d'incarnation dans cette même humanité. Je reconnais volontiers la faille pédagogique de certains catéchismes qui oublient que la confession de Jésus Fils de Dieu a été l'objet d'un devenir jusqu'à sa résurrection et qu'après sa résurrection elle a considérablement progressé en expression au cours de la rédaction du Nouveau Testament. Ce devenir intéresse légitimement les chrétiens qui cherchent à avoir une foi « intellectuellement honnête », comme disait Karl Rahner. Ce n'est pas Jésus qui est devenu Dieu par une extrapolation grandissante de l'Église à son sujet. Mais il a fallu un cheminement aux premiers disciples pour en venir à reconnaître en Jésus de Nazareth la manifestation incarnée de Dieu. Il y a un processus à expliquer. Nul ne peut croire d'entrée de jeu qu'un homme est le Dieu unique. Comment en est-on arrivé là? C'est pourquoi le titre de ce livre, bien différent de celui de mon partenaire : Comment Jésus est devenu Dieu, résume ce qui nous sépare.

Il me faut donc reprendre le dossier selon les trois actes dégagés par Frédéric Lenoir : le témoignage du Nouveau Testament; la confession chrétienne de la foi aux lIe et IIIe siècles; le mouvement conciliaire des IVe et Ve siècles, de Nicée à Chalcédoine. Je ne répéterai pas ce qu'il a clairement exposé; mais j'apporterai des compléments considérables qui appartiennent au sens de tous ces événements. Ce seront les trois chapitres de ce petit ouvrage.

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