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Algérie

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Algérie

Message par ganem le 2015-10-24, 4:14 pm

http://lepetitrapporteurdunet.unblog.fr/2015/05/25/un-vaste-complot-se-dessine-contre-lalgerie-avertit-serguei-lavrov-ministre-des-affaires-etrangeres-de-la-russie/

Un vaste complot se dessine contre l’Algérie, avertit Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie.
Etant des alliés traditionnels, M.Lavrov a notamment réitéré le soutien de son pays à l’Algérie. Le chef de la diplomatie russe a dévoilé, lors de son passage en Tunisie, que l’Algérie est devenue la cible des instigateurs et autres fomenteurs qui insistent pour y écrire le dernier épisode d’un supposé printemps arabe. Aussi, a-t-il mis en garde les autorités algériennes contre lesinstigateurs de ce qu’on appelle «printemps arabe».

Le ministre russe des AE incrimine directement ceux qui ont été à l’origine des bouleversements provoqués délibérément en Tunisie, en Libye et au Mali, d’où parvient la plus grande menace contre l’Algérie. Il estime que les conspirateurs du nouvel ordre mondial établissent leurs plans à base d’une politique d’influence en misant sur les minorités populaires et les réseaux terroristes.

Cependant, cette menace soulignée par Moscou n’est pas nouvelle pour les services de renseignements algériens, pas une menace qu’ignorent les services de renseignements algériens. Soumis à une très forte pression depuis le début de la guerre civile en Libye, les forces de sécurité algériennes ont misé sur leur expérience acquise sur le terrain de la lutte antiterroriste. En un temps relativement court, des milliers d’informations et de témoignages de première main ont été analysés et recoupés par les services du DRS engagés dans une course contre la montre contre tous genres de menaces, notamment des groupuscules criminels nés à l’ombre d’une crise libyenne qui aura servi de catalyseur au mouvement jihadiste. Un mouvement relativisé et parfois banalisé par l’ensemble des parties entrées en guerre contre le régime d’El Gueddafi, dont la France, la Grande-Bretagne et les USA.

Dans leur banque de renseignements les services de sécurité ont réussi à identifier des réseaux nouvellement constitués composés de Marocains et de Libyens.

L’arrestation de plusieurs agents du Mossad en Algérie en est la preuve tangible. Ne jugeant pas nécessaire de dévoiler le véritable scénario programmé contre l’Algérie, des sources très au fait du contexte confient que l’Algérie constitue «un terreau fertile» pour les grands appétits occidentaux. Le rapport du département d’Etat américain sur les droits de l’homme qui épingle paradoxalement l’Algérie et l’analyse du Combating Terrorism Center (CTC) de l’Académie militaire de West Point qui a mis sous la loupe tout ce qui se passe dans le sud de l’Algérie, prétextant que cette région névralgique de l’économie du pays, serait l’épicentre d’un éclatement populaire à cause de la marginalisation des minorités, ne peuvent être considérés que comme une introduction aux véritables visées des Occidentaux.

Une perception initiatrice de ce qui se prépare. «L’Algérie est-elle dans le collimateur des USA?» s’interrogeait L’Expression dans l’une de ses précédentes éditions! La réponse a été révélée dans les colonnes du Los Angeles Times. Le journal rapporte que «des troupes de forces spéciales américaines se sont installées en Tunisie». Cette présence dont nous avons fait foi, mais démentie par les autorités tunisiennes est justifiée, souligne le même organe de presse par le fait «d’entretenir les forces militaires tunisiennes en matière de lutte contre le terrorisme».

Les marines dont le nombre serait d’une cinquantaine ont pris position au sud de la Tunisie à un vol d’oiseau des frontières algériennes depuis le mois de janvier 2014. «Un avion de type hélicoptère s’y est installé aussi», précise encore le Los Angeles Times. Ce n’est que l’aspect visible de l’iceberg et de l’énorme stratégie de guerre annoncée contre l’Algérie.

En effet, depuis la fin de l’année précédente, des informations vérifiées font état d’une forte présence d’agents des services de renseignement américains et d’agents de l’Africom dans le Sud tunisien. Jalouse de sa souveraineté, l’Algérie avait agi en un temps record pour libérer plus de 600 otages tout en sécurisant le périmètre. L’Unité spéciale appelée à mener l’opération avait impressionné le monde entier par son professionnalisme! Même si les USA prétextent leur mobilisation en Afrique pour une coordination de lutte contre le terrorisme et pour préserver leurs intérêts, il est tout de même difficile de ne pas croire que les USA n’ont pas un intérêt pour une partie de l’Algérie dont les réserves de gaz de schiste, de gaz conventionnel et d’autres minéraux comme l’uranium.

Des clans complaisants sont déjà sur le terrain pour la mise en marche de la locomotive de déstabilisation.

http://www.chaos-controle.com le 24 Mai 2015

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Re: Algérie

Message par Lysliane le 2015-10-24, 5:00 pm

Créer le désordre pour en tirer les marrons du feu des experts les américains .

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Re: Algérie

Message par ganem le 2015-10-26, 12:12 pm

Lysliane a écrit:Créer le désordre pour en tirer les marrons du feu des experts les américains .



Mais pas seulement eux !

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Re: Algérie

Message par Lysliane le 2015-10-26, 12:52 pm

ganem a écrit:
Lysliane a écrit:Créer le désordre pour en tirer les marrons du feu des experts les américains .



Mais pas seulement eux !
 Certes certes mais ce sont la tête de file , les moutons n'ont plus qu'à suivre celui de tête, pour éventuellement des miettes  lool

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Re: Algérie

Message par Lanvern le 2015-10-26, 6:25 pm

Lysliane a écrit:Créer le désordre pour en tirer les marrons du feu des experts les américains .

Quelle gourde ! Elle se figure qu'il n'y a que les américains qui profitent de la situation , faudrait voir à t'informer !

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Re: Algérie

Message par Lysliane le 2015-10-26, 6:35 pm

c'est bon Debeauregard/ Franline tu ne vas pas commencer ton cinéma habituel,

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Re: Algérie

Message par ganem le 2015-11-02, 3:58 pm

http://www.algerie360.com/algerie/politique/dahou-ould-kablia-abane-ramdane-etait-arrogant-et-orgueilleux-le-tuer-etait-la-seule-solution/

Dahou Ould Kablia : «Abane Ramdane était arrogant et orgueilleux ...
Le tuer était la seule solution»




Dahou Ould Kablia, ancien du MALG et ex-ministre de l’intérieur a assumé et défendu la liquidation de l'architecte de la révolution Abane Ramdane dans une interview accordée au quotidien arabophone Echourouk, publiée également sur son site internet. En effet, Ould Kablia qualifie Abane Ramdane d'arrogant et orgueilleux et dictateur avec une vision opposée à ses camarades et frères d'armes, pire encore, selon Kablia Abane Ramdane voyait les autres responsables de
la révolution de haut et les traitait de «mules».

Le président de l'association des anciens MALG affirme que Abane n’avait aucun sympathisant et aucune influence » au sein des responsables de la révolution qu'il méprisait, Un comportement qui suscitait à chaque fois une intervention de Ferhat Abass, président du gouvernement provisoire, selon lui.

Abane Ramdane était selon Dahou Ould Kablia contre tout consensus au sein du gouvernement provisoire et le comité de coordination en voulant imposer sa propre vision et la seule solution était de le liquider physiquement, en assumant pleinement le crime.

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Re: Algérie

Message par ultra pink noise le 2015-11-16, 6:48 pm

ganem a écrit:
Lysliane a écrit:Créer le désordre pour en tirer les marrons du feu des experts les américains .



Mais pas seulement eux !
Ils sont la source principale de nos emmerdes terrestre tout de même, les USA, imprégnant le monde de leurs idées et de leurs films de propagande, alors certes, des imitateurs existent, petits mais paraissant gros car ne voulant pas masser pour les méchants les Américains poussent devant eux les canards boiteux qu'ils pointent du doigt avec véhémence pour faire d'eux le problème, les usa serait évidemment la solution aux problèmes qu'ils fabriquent.

Les USA sont une sorte d'empoisonneur qui essaye de nous forger l'antidote au prix maximum en prétendant sournoisement que le poison viendrait du moyen-orient, oui, c'est la faute à Daeh.

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Re: Algérie

Message par Louis XX le 2015-11-17, 9:58 am

bien dit !

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Re: Algérie

Message par ganem le 2015-11-28, 1:29 pm

Près de 60% des femmes algériennes estiment que le mari a le droit de frapper son épouse (RAPPORT)

Près de 60% des femmes algériennes estiment que le mari a le droit de frapper son épouse (RAPPORT)

HuffPost Algérie    |  Par Mehdi Alioui  

59% des femmes algériennes, âgées entre 15 et 49 ans estiment qu'un mari a "le droit de frapper ou de battre" son épouse pour diverses causes, selon une enquête par grappes à indicateurs multiples (Multiple Indicator Cluster Survey - MICS), réalisée en Algérie en 2012-2013 par le Ministère de la Santé, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

Cette enquête, qui concernait 41.184 femmes éligibles, a pu récolter les réponses de 38.548 d'entre elles, résidentes au Nord (Centre, Est et Ouest), dans les Hauts Plateaux et au Sud du pays. Les enquêteurs expliquent leur démarche par leur volonté d'"avoir une indication des croyances culturelles qui tendent à être associées à la prévalence de la violence des maris contre leurs femmes", explique le même document.

Une plus grande justification du phénomène a été constatée dans la zone rurale (66%), par rapport à la zone urbaine (55%), révèle le rapport MICS 4. Les femmes actuellement mariées ou l'ayant été par le passé sont plus nombreuses à justifier cette pratique, en comparaison aux femmes célibataires (56%).

Autre nuance soulignée par le MICS 4, la justification du phénomène est beaucoup plus présente chez les femmes âgées de 45 à 49 ans (64%), et touche moins celles âgées de 15 à 19 ans (55%).


LIRE AUSSI: Pour Amnesty International, les Algériennes ne sont pas suffisamment protégées contre les violences

Cette enquête a rajouté que les femmes algériennes ayant un niveau supérieur et celles vivant des les ménages les plus riches ne justifient pas la violence du mari à l'égard de son épouse, à hauteur de 41% et 48% respectivement. Au contraire, selon ce même document, les femmes sans niveau d'instruction, ou vivant dans les ménages les plus pauvres, justifient cette violence à hauteur de 76% et 70% respectivement.

48% des femmes justifient la violence du mari à l'égard de son épouse dans le cas où cette dernière manque de respect aux parents de son époux. D'autres estiment que le comportement du mari est légitime quand son épouse affiche son autonomie (46%), argumente avec lui (26%) ou "néglige les enfants" (37%).

Le document révèle que 25.7% justifient même la violence à l'égard des épouses quand celles-ci ... brûlent la nourriture. 7.1% des femmes interrogées estiment aussi que le mari a le droit de frapper son épouse si elle refuse ... "de lui donner son salaire".


LIRE AUSSI: En Algérie, les femmes sont mieux payées et plus qualifiées que les hommes

Les Hauts Plateaux plus enclin à la polygamie

Abordant également le mariage précoce et la polygamie, le MICS 4 indique que le mariage moins de 15 ans concerne 1% du total des femmes en âge de procréation âgées de 15-49 et 1% du total des femmes âgées de 20-49 ans ans. "Ce qui explique que le mariage précoce augmente en avançant dans les tranches d'âges des femmes", a rajouté le rapport.

En Algérie, le mariage des moins de 15 ans concerne 1% du total des femmes en âge de procréation âgées de 15-49 ans et 1% du total des femmes âgées de 20-49 ans ce qui explique que le mariage précoce augmente en avançant dans les tranches d'âge des femmes.

En ce qui concerne la proportion des femmes mariées avant d'atteindre l'âge de 18 ans, elle est de 6% des femmes âgées de 20-49 ans.

Concernant la polygamie, Le MICS 4 a révélé que la proportion de femmes mariées avec des hommes polygames est estimée à 3%. Cette même proportion augmente avec l'âge, passant de 1% chez les femmes âgés de 15-19 ans à 6% chez celles âgés de 45-49 ans.

Le niveau de polygamie est plus élevé dans les Hauts Plateaux, avec une proportion de 5% à au Centre et au Sud de ces régions, et 2% à l'Est.

violence

"Changer les mentalités"

Soumia Salhi, militante féministe, syndicaliste et ancienne présidente de l'association algérienne pour l'émancipation des femmes (AEF), avait estimé dans un entretien accordé à Radio M que "la vraie bataille" doit être menée dans la société.

Évoquant lors de cet entretien l'amendement du code pénal sur les violences faîtes aux femmes, elle avait indiqué que "la loi est en retard par rapport aux pratiques sociales".

LIRE AUSSI: La militante Soumia Salhi: l'amendement sur les violences faites aux femmes n'est qu'une "maigre avancée"

Une analyse visiblement incohérente avec les chiffres avancés par le Ministère de la Santé dans son MICS.

Bien que la loi algérienne relative aux violences conjugales accuse un lourd retard, selon The Guardian ou Amnesty International notamment, le changement des mentalités dans la société est de mise.

""il faut lutter et déconstruire cette image réductrice de la femme dans la société (...) Et ce n'est qu'à travers des réformes politiques profondes et appliquées que la société pourrait s'accommoder à l'égalité la femme", avait-elle déclaré au HuffPost Algérie.

Cette enquête par grappes à indicateurs multiples produit des statistiques précises sur la situation des enfants, des femmes et des ménages au niveau national, selon les milieux de résidence urbain et rural, par espace de programmation territoriale, et selon les caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des membres des ménages, dans différents domaines relatifs à la santé, à l’éducation, à la protection, au VIH/SIDA et aux conditions de vie de la population.

En Algérie, l’enquête MICS4 a ciblé un échantillon de 28000 ménages répartis selon les sept espaces de programmation territoriale et fournit ainsi des statistiques représentatives de la population algérienne au niveau national et au niveau de ces territoires.

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Re: Algérie

Message par ganem le 2015-12-08, 6:37 pm

Ben Bella :un historique méconnu

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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-02-21, 11:42 am


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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-02-24, 10:14 am

Kamel Daoud entre deux fatwas

Kamel Daoud entre deux fatwas


Récemment, l'écrivain et jounaliste algérien Kamel Daoud a pris la décision de ne plus s'exprimer dans les médias pour se consacrer à la seule littérature. Cette décision fait suite à la violence des réactions dont il a été l'objet pour avoir publié deux articles -l'un dans La Reppublica, l'autre dans le New York Times- sur les agressions sexuelles commises en nombre à Cologne la nuit du 31 décembre 2015. Nous serons donc désormais privés d'une de ces rares voix fortes et libres au Maghreb. Ironie du sort, il renonce à ses chroniques dans la presse algérienne et internationale au moment où il vient de recevoir le prix Jean-Luc Lagardère du meilleur journaliste de l'année.

Kamel Daoud qui, jusqu'ici, écrivait et entretenait courageusement le débat sur des questions de société dans Le Quotidien d'Oran, a été régulièrement la cible des milieux islamistes de son pays, où il vit et travaille. En décembre 2014, un imam algérien salafiste lançait contre lui une fatwa appelant à son meurtre en raison de ses prises de position considérées comme « une guerre contre Allâh ».

Aujourd'hui, à la fureur des réseaux sociaux nourris par les tenants du radicalisme islamiste, est venue s'ajouter la critique sévère d'un collectif de chercheurs (anthropologues, historiens, politistes et sociologues) qui l'accusent d'épouser "une islamophobie devenue majoritaire" en Europe et de reprendre à son compte les "clichés orientalistes les plus éculés" sur l'islam et le monde arabo-musulman. On trouvera dans Le Monde, tous les éléments de cette polémique. Le choc est cruel pour Kamel Daoud qui ne s'attendait pas à ce que les coups viennent aussi de ce côté: "Que des universitaires pétitionnent contre moi aujourd'hui... je trouve cela immoral parce qu'ils ne vivent pas ma chair, ni ma terre et que je trouve illégitime sinon scandaleux que certains me servent le verdict d'islamophobie à partir de la sécurité et des conforts des capitales de l'Occident et ses terrasses de café... Le tout servi en forme de procès stalinien et avec le préjugé du spécialiste".

Accuser Kamel Daoud d'islamophobie c'est à la fois méconnaître ce qu'il écrit depuis de nombreuses années et c'est lui faire un mauvais procès concernant les deux articles incriminés. Islamophobie signifiant haine de l'islam, il est injuste et faux de l'en accuser. Il s'en est toujours pris non pas à la religion mais à la manière dont les islamistes en font un éteignoir de toute tentative d'expression et de création autonomes: "l'islam est une belle religion selon l'homme qui la porte écrit-il, mais j'aime que les religions soient un chemin vers un Dieu et qu'y résonnent les pas d'un homme qui marche". D'ailleurs, dans ses tribunes sur la sinistre nuit de Cologne, il prend bien soin de n'utiliser que les termes "islamisme" et "islamiste". Et il est bien placé pour parler en connaissance de cause, lui qui a vécu la guerre civile en Algérie durant la décennie 1990.

Par ailleurs, comment ces chercheurs en sciences humaines et sociales censés aller "sur le terrain" et être informés ont-ils pu ne pas percevoir que le discours islamiste exerce aujourd'hui dans les pays arabo-musulmans une influence évidente sur les comportements des individus dans l'espace social et que -au nom d'un ordre moral prétendument fondé sur l'orthodoxie religieuse- il régente les rapports entre les sexes, le statut de la femme et, plus largement, les relations à l'altérité de quelque nature qu'elle soit?

Ce discours a d'ailleurs une telle emprise que même les dirigeants politiques se croient obligés de s'y soumettre soit en évitant de le contrecarrer par démagogie soit en prenant des mesures symboliques complaisantes. Les exemples ne manquent pas : en mai 2015, interdiction au Maroc du film Much Loved de Nabil Ayouch pour "outrage grave aux valeurs morales" des Marocains et de leur religion, assortie de menaces de mort sur les réseaux sociaux contre le réalisateur et la comédienne Loubna Abidar tenant le rôle principal ; le 20 février 2016, en Egypte, condamnation, sur appel du parquet, à deux ans de prison pour « outrage à la pudeur » du jeune écrivain Ahmed Naji, suite à la plainte d'un lecteur ayant affirmé que les scènes sexuelles de son roman Istikhdam Al-Hayat (L'Usage de la vie) avait profondément heurté son "sens moral" au point de le rendre gravement malade. Sans parler des exactions violentes et des procès de plus en plus fréquents contre les homosexuels. Autant de condamnations qui, loin de susciter une réprobation de masse dans les pays concernés, semblent avoir répondu à l'attente du grand nombre, à l'exception de ceux qui dans la société civile entendent échapper, comme Kamel Daoud, à cette forme de « servitude volontaire ». Pour reprendre l'expression employée par le collectif de chercheurs, ces faits relèvent-ils seulement d'un "puritanisme parfois violent"?

Le même collectif s'offusque quand l'écrivain algérien soutient que l'accueil de l'immigré ou du réfugié provenant d'un univers culturel différent ne saurait se résumer à l'octroi de papiers ni à celui d'un foyer mais qu'il doit, en plus d'offrir "l'asile au corps", "convaincre l'âme de changer". Certes, la formule "convaincre l'âme de changer" a-t-elle une connotation datée mais était-il besoin de monter sur ses grands chevaux en affirmant qu'il s'agit d'un "projet scandaleux" renvoyant à "l'insupportable routine de la mission civilisatrice et de la supériorité des valeurs occidentales"? Car tout de même, de quoi se préoccupe-t-on en France notamment depuis les attentats de l'année 2015, sinon du ratage quant à la transmission des valeurs de la République auprès d'une partie des populations issues de l'immigration?

Kamel Daoud le fait à sa façon, avec ses mots qui ne sont pas ceux du spécialiste. Mais sa faute est aussi, selon ses détracteurs, d'utiliser un vocabulaire médical pour porter le diagnostic qu'il fait. A ce compte, il faudrait reprocher au très regretté Abdelwahhab Meddeb analysant les effets de l'islamisme d'avoir intitulé l'un de ses livres "La Maladie de l'islam" et à Freud à propos de l'Europe judéo-chrétienne de son temps et soi-disant libérée sexuellement, d'avoir écrit son "Malaise dans la civilisation".

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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-04-28, 1:37 pm


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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-04-28, 8:19 pm

En quoi les musulmans sont-ils utiles à l’humanité? par Kamel Daoud








par Kamel Daoud écrivain et journaliste algérien

Hirsute, violent, édenté, sale, yeux exorbités, rageur, ongles courbés, intolérant, affamé, cannibale et impossible à fréquenter. C’est le portrait imposé de « l’arabe », alias le musulman de souche, de l’Océan à l’Océan. De quoi vous donner envie de préciser l’essentiel de l’avenir : je suis algérien et pas arabe. Je suis humain et j’ai le choix d’être musulman ou pas. A ma manière, discrètement, entre moi et le ciel, Dieu et le murmure.Car pour le reste, je n’en veux plus ! Je ne veux pas le dire, le répéter, y insister ni le revendiquer, ni le proclamer. Sur la scène de la création vaut mieux se proclamer aujourd’hui extraterrestre que musulman. Car cette nationalité céleste détient désormais le monopole de la bêtise, de la capacité d’être manipulable jusqu’à l’absurde, de l’idiotie, de la détresse et du meurtre et des fatwas surréalistes.

Bien sûr ceux qui ont tué l’ambassadeur US, en Libye il y a quelques jours, sont dix ou vingt et ceux qui manifestent contre les ambassades de l’Occident en les incendiant ne sont que quelques milliers sur le total du milliard mais n’empêche : les autres se taisent, reculent, ne disent rien et laisse faire ou regardent ailleurs. Du coup, les arabes/musulmans n’ont pas la nationalité du plus intelligent mais celle du plus fou de leur village. Du coup, il faut assumer la confusion puisqu’on la laisse faire. Puisqu’on préfère culpabiliser devant les islamistes. Puisqu’on choisit de s’exiler pour leur laisser les pays. Puisqu’on n’ose pas leur répondre, qu’on s’écrase, qu’on acquiesce et qu’on glisse avec eux sur leur pente folle de leur interprétation moyenâgeuse du sacré. Puisqu’aussi on n’ose même plus écrire un mot sur eux chez soi et qu’on leur concède le droit de parler en notre nom, avec l’Occident et avec Dieu et même avec nos femmes et nos corps.

Si on se laisse faire, c’est qu’on est dans la complicité et donc dans l’acceptation. C’est donc que dans l’île déserte et étroite du monde, on accepte la négritude confessionnelle comme une fatalité. Face à Robinson, on revendique presque le statut du sauvage qui mange l’arbre, l’oiseau et veut hâter la fin du monde.

Et qu’on ne vienne pas dire ensuite que tout le monde ne ressemble pas à tout le monde. Qui ne tue pas, consent. Qui ne dit rien, approuve. Qui croit que ces gens là ont raison, mais seulement pas dans les manières, les aide. Car aujourd’hui, c’est évident : l’Islam tel que vécu, vendu, parasité est une menace pour l’esprit et la raison. Et les islamistes qui montent, voleurs de printemps ou simple affidés sont une arme de destruction massive de notre humanité chancelante. Nos écoles sont donc une menace, ainsi que nos silences, interprétations, exils et démissions, livres et avis. Qu’on laisse de coté la manipulation grossière et les enjeux stratégiques et les coups de pub genre Charlie hebdo et ne retenons que la capacité incroyable de nos religieux à être idiots et violents. Le Film en question ? A peine un détail et il paraît qu’il n’existe même pas (comble de la moquerie !). On aurait pu y répondre par le silence, par un autre film, par un sourire ou par un plus grand effort à reconstruire nos pays et nos nationalités.

A quand un Luther musulman ?

L’Islam est à revoir, repenser et redéfinir et à ramener à la raison ou à l’aire de l’intimité ou à déclarer inapte. L’enjeu est notre place et notre utilité au reste de l’humanité qui avance ou qui souffre sans se proclamer le centre du monde ni le « peuple de la vérité ».

Et qu’on arrête de crier au complot, de se croire victime d’une théorie mondiale, de voir les juifs partout même dans mon nom de famille et de multiplier les analyses fumeuses : l’évidence est là. Sur vos télés et dans les rues. Il faut choisir vite : rejoindre l’humanité ou pas. Repenser l’Islam ou pas. Car pour le moment il y a de quoi pleurer et rire en regardant des hirsutes brûler un drapeau allemand pour dénoncer l’Amérique et confondre un Etat et un malfrat, un clip Youtube et une hystérie. Dieu et une barbe. Musulman/Arabe ? Non, ce qui est écrit sur mon passeport est clair : « algérien ». Cela ne tombe pas du ciel ni ne me vient de mes ancêtres. C’est quelque chose que je fabrique moi-même pour mes enfants.

Depuis presque un siècle, la bonne question est celle de « A quoi servent les musulmans au reste de l’humanité ? » En quoi faisons-nous avancer le progrès, le mieux, le Droit, la justice ? Qu’avons-nous inventé, musulmans de croyance ou musulmans par la culture, depuis le dernier Astrolabe ? Quand allons-nous enfin admettre que nous sommes devenus un poids mort pour l’humanité et un problème pour la collectivité ? Car s’il est vrai que le monde est un jeu d’adversités et de rapines, il faut admettre qu’aujourd’hui il s’agit d’un problème plus profond qu’un clip, une caricature ou une manip : si nous sommes aussi manipulables c’est parce que nous sommes les êtres d’un malaise. Les habitants d’une planète qui a un pied dans l’Iphone 5 et un autre dans les babouches ancestraux. C’est qu’il y a irrésolution, fausse naissance, inadaptation et décalage et donc douleur et donc violence.

Les deux dernières semaines, entre faux film, manifs, meurtres et manips, ont résumé presque les six siècles qui ont suivi la chute de Grenade. Rien depuis l’astrolabe. Des « Arabes » travaillent à la Nasa ? Oui mais il leur faut l’Amérique et la Nasa comme arrière-scène pour pouvoir briller. Tout les « arabes ne sont pas des musulmans et tout les musulmans ne sont pas terroristes et salafistes ? Oui, mais les uns naissent du silence des autres, des compromis, des peurs ou, au moins, des mauvaises réponses au monde présent. Il faut repenser l’Islam dans ta totalité et ses fondements très vite et savoir très vite si l’on veut rejoindre l’humanité ou l’au-delà. Tout le reste est blabla et jeu de rétrospectives sur les splendeurs d’autrefois.

C’est le long résumé d’une semaine de bêtises, de haines, d’insultes, de bigoteries. On peut y retenir le feuilleton d’une croisade assise ou d’une guerre de civilisations tordues. Mais on peut aussi aller à l’essentiel : se poser la bonne question de notre place au sein d’une humanité que nous nions et qui nous nie.

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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-08-08, 6:16 pm


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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-08-08, 6:17 pm

Chronologie des crimes du terrorisme Islamiste.

AUX MARTYRS DE LA RÉPUBLIQUE: LE DEVOIR DE MÉMOIRE

Les évènements en Algérie connaissent une accélération particulière et un tournant des plus tragiques.
Les islamistes rackettent, mutilent, égorgent, décapitent, brûlent et exterminent dans les villes comme à la campagne. Le génocide est à l'échelle de l'Holocauste. Aujourd'hui “les défenseurs du petit peuple” sèment la mort sans vergogne dans les quartiers populaires, les cafés, les marchés publics, les écoles et sur les lieux de travail. Ils n'hésitent même pas à commettre leurs crimes dans l'espace sacré des mosquées. Le terrorisme islamiste a un seul but : inhiber et tétaniser une société qui s'ingénie tous les jours à puiser dans ses ultimes ressources pour exprimer sa résistance multiforme et dire non à la soumission.
Le livre noir contre l'intégrisme reste encore à écrire. Sans prétendre être exhaustif, cette chronique sommaire (1970-1997) voudrait être un modeste témoignage des atrocités et des crimes perpétrés par l'intégrisme islamiste en Algérie.
--------------------------------------------------------------------------------
1970
Dès le début des années 1970, les étudiants progressistes sont agressés et les femmes contrevenant aux "valeurs" islamiques vitriolées.

1975

Mahfoud Nahnah, actuel chef du parti islamiste "modéré" Hamas est condamné par le tribunal militaire de Blida à quinze ans de réclusion criminelle pour avoir scié avec un de ses groupes terroristes des poteaux électriques et téléphoniques. Il est libéré au lendemain de l'accession de Chadli à la Présidence de la République.

C'est encore Mahfoud Nahnah qui a organisé les premiers réseaux de jeunes Algériens envoyés en Afghanistan via l'Arabie Séoudite et le Pakistan en vue de leur assurer une formation militaire. On connaît la suite :

Ceux qui sont retournés en Algérie se sont transformés en coupeurs de têtes sans foi ni loi.

1982

Kamel Amzal, un étudiant démocrate et militant de la cause berbère est empalé au sabre par un groupe d'intégristes à la cité universitaire de Ben Aknoun (Alger).

1985

- Implantation des premiers maquis islamistes dans la région d'Alger.

- Attaque de la caserne de police de Soumaâ le jour de l'Aïd Es-seghir : deux sentinelles sont assassinées et un important lot d'armes est récupéré par les islamistes.

1990

12 juin, premières élections municipales "libres" majoritairement "gagnées" par le FIS.

1991

23 mai
ABASSI Madani, chef du FIS lance une grève pour “protester” contre la loi et le découpage électoraux en vue des premières législatives, et appeler à des présidentielles anticipées.

25 mai
La grève, peu suivie, est soutenue par des “marches” dans les grandes villes du pays, avec des effectifs de plus en plus nombreux amenés de l'intérieur du pays.

26 mai
Les policiers sont obligés d'intervenir pour bloquer les manifestants en route vers la Présidence. Les unités d'intervention font usage de gaz lacrymogènes pour disperser les “marcheurs” devant l'université centrale d'Alger.

27 mai
“Un accord verbal” a lieu entre les chefs islamistes et Mouloud Hamrouche, à l'époque chef du gouvernement, pour que les manifestants n'occupent que quatre places à Alger.

Juin

1er juin
Début de la campagne électorale des législatives. Chadli donne des assurances aux responsables du parti dissous pour coopérer avec tout gouvernement issu de la nouvelle assemblée populaire.

2 juin
Les forces de sécurité demandent aux islamistes d'évacuer les places publiques. A. Madani refuse. Entre temps le climat politique se détériore de plus en plus et les manifestants tentent d'obliger les citoyens à rejoindre les grévistes.

4 juin
Dans la nuit du 3 au 4 juin, les forces de l'ordre interviennent pour déloger par la force les manifestants des places du premier Mai, des Martyrs, de Tripoli, et d'El-Harrach. ALI Benhadj, le n°2 du FIS dans un prêche enflammé demande aux policiers de “retourner leurs armes contre leurs supérieurs”.

5 juin
Certains islamistes tentent de “reprendre” la place du premier Mai à partir de la mosquée “Kaboul” de Belcourt. Les unités d'intervention ripostent et les obligent à faire demi-tour. Le bilan des victimes est lourd. Au moins une dizaine de morts du côté des manifestants et un officier de gendarmerie tué.
Des policiers sont enlevés, jugés et torturés par les militants de l'ex-FIS qui transforment le sous-sol de l'hôpital Mustapha en lieu de séquestration et de torture. Dans plusieurs villes du pays, le bilan ne fait que s'alourdir. Chadli décrète l'état de siège pour une durée de quatre mois. Les pouvoirs de police sont confiés, en vertu de ce décret, aux militaires. Mouloud Hamrouche démissionne et Sid-Ahmed Ghozali est chargé de former un autre gouvernement, tandis que les élections sont annulées.

6 juin
La situation sécuritaire critique pousse les pouvoirs publics à instaurer le couvre-feu dans l'Algérois.
Un accord est trouvé entre Ghozali,chef du gouvernement, Madani et Benhadj, chefs du fis,pour l'arrêt de la grève insurrectionnelle contre l'organisation des élections législatives et des présidentielles anticipées.

7 juin
La suspension du mouvement de grève est annoncé par A.Benhadj à la mosquée “Essouna” de Bab El Oued lors de la prière du vendredi.

19 juin
Benhadj appelle “tout musulman qui trouve une arme de la garder” en affirmant que “la charia n'interdit pas aux musulmans de prendre les armes contre l'état impie”.
Les mosquées se transforment alors en casemates, où d'importantes quantités d'armes sont stockées.

21 juin
Les éléments de l'Armée Nationale Populaire (ANP) interviennent pour remettre sur le fronton des mairies islamistes les anciennes appellations républicaines « Par le peuple et pour le peuple » à la place de la devise islamiste « Municipalité islamique »

24 juin
Benhadj appelle la population à violer le couvre-feu en organisant des “concerts” nocturnes de casseroles dans les quartiers populaires.

28 juin
Madani donne quarante huit heures à l'ANP pour évacuer les villes et menace de déclarer le “jihad”.

30 juin
A. Benhadj est arrêté devant les locaux de la télévision et A. Madani quelques heures plus tard, au siège de l'ex-FIS situé à la rue Charras pour atteinte à la sécurité de l'état au même titre que Kamel Guemmazi, Abdelkader Boukhamkham, Ali Djeddi, Omar Abdelkader et Noureddine Chigara.

Décembre

- A la veille des élections législatives de décembre 1991 les intégristes attaquent la caserne de Guemmar : plusieurs jeunes du service national y sont affreusement mutilés avant d'être assassinés.

1992

FEVRIER

- Les militants islamistes attaquent la caserne située à l'amirauté et massacre dix militaires à l'arme blanche

4 avril

interdiction du FIS

29 JUIN

Assassinat du Président Boudiaf lors d'un meeting organisé au centre culturel d'Annaba.



AOUT

- Attentat à la bombe à l'aéroport Houari Boumediene d'Alger : neuf morts et une centaine de blessés dont des émigrés de retour en France après des vacances passées en Algérie. Y est impliqué le syndicat islamiste (SIT) affilié au FIS dont un commandant de bord, militant de ce syndicat.

SEPTEMBRE

- Assassinat du premier militant d'un parti politique : Abderrahmane Belazhar, militant d'Ettahaddi, syndicaliste et cadre universitaire.

NOVEMBRE

- Le secrétaire général de la principale centrale syndicale des travailleurs (UGTA) Abderzak BENHAMOUDA échappe à un attentat. Un de ses proches parents y succombe.

1993

JANVIER
- A Telagh, un hôtel est incendié sur ordre du FIS sous prétexte que l'on y fêtait le nouvel an et qu'on y servait de l' alcool.

FEVRIER
- Le général major K.Nezzar, échappe à la mort. Un véhicule piégé a explosé au moment où sa voiture passait dans le quartier d'El Biar à Alger.

MARS
- Hafid SENHADRI, cadre, syndicaliste, un des fondateurs du Comité National de Sauvegarde de l'Algérie (C.N.S.A.), organe créé au lendemain des élections suicidaires de décembre 1991, figure parmi l'une des premières cibles du terrorisme intégriste.
- Djilali LIABES, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique est assassiné au pas de sa porte.
L'université de Sidi-Bel-Abbès porte aujourd'hui son nom.

AVRIL
- Karima BELHADJ, secrétaire dactylographe à la direction de l'action sociale et des sports de la sûreté nationale tombe sous les balles dans un quartier périphérique d'Alger.
- Amar Guendouz, militant progressiste est kidnappé puis lâchement assassiné aux environs de Boufarik.
- El Hachemi Cherif Le secrétaire général du mouvement Ettahaddi-Tafat, échappe miraculeusement à un attentat en plein centre d'Alger.
Le mouvement Ettahaddi-Tafat paiera le prix fort les positions courageuses qu'il aura adoptées face à l'islamisme politique.

MAI
- Tahar DJAOUT, romancier, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire "Ruptures" est tué par balles alors qu'il accompagnait sa fille à la crèche.
La "MAISON DE LA PRESSE" qui abrite plusieurs titres de journaux immortalise son nom.
- L'ÉPOUSE DE L'IMAM SAÏD BELARBI témoigne à la télévision à visage découvert contre les méfaits de l'intégrisme. A titre de représailles elle subit un viol collectif.

JUIN
- M'hamed BOUKHOBZA, sociologue, auteur de l'essai "La Modernité ou la disparition " est éventré puis égorgé sous les yeux de sa famille.
- Mahfoud BOUCEBSI, professeur de psychiatrie, est poignardé à mort au moment où il s'apprête à regagner son cabinet médical à l'hôpital.

JUILLET
- Les SAHEB, RACHIDA enseignante et son mari MOHAND OUBELAÏD, agronome, sont assassinés dans leur domicile au milieu de la nuit par une horde d'intégristes. On retrouvera le lendemain leurs deux enfants terrés dans une armoire.

AOUT
- Kasdi Merbah, ex-premier ministre, ex-responsable des services de sécurité, président du parti politique MAJD est assassiné à Aïn Taya (Alger) . Pour la premiére fois, un communiqué signé du GIA revendiquera l'attentat.

SEPTEMBRE
- Abderrahmane CHERGOU, ancien officier de l'Armée de Libération Nationale, journaliste, est assassiné dans son quartier à El HARRACH (ALGER).
- Le complexe électronique E.N.I.E., entreprise publique employant 528 travailleurs est ravagé à 100% par un incendie criminel perpétré par les intégristes à TELAGH. Un magasin de stockage de pièces détachées de 25000 mètres carrés s'est volatilisé en fumée. Les dégâts ont été évalués à 40 milliards de centimes.
En décembre 1992 ils s'y étaient déjà distingués en incendiant un hôtel.

OCTOBRE
- Rabah GUENZET, professeur de philosophie, syndicaliste, est assassiné sur le parking de son immeuble.
Quelques semaines auparavant, il avait osé soutenir la contradiction à A. Madani dans un débat télévisé.
- Djilali BELKHENCHIR, professeur de pédiatrie, chef de service, militant actif de la société civile est assassiné sur son lieu de travail, à l'hôpital de Birtraria.

NOVEMBRE
- Le F.I.S., dans un ultimatum, intime l'ordre à tous les étrangers de quitter le territoire national.
- Mahfoud Saïdi, militant démocrate est assassiné.

DÉCEMBRE
- Youssef SEBTI, poète est assassiné à l'arme blanche dans son lit !
- Le directeur des affaires religieuses de Constantine tombe sous les balles juste après la prière qu'il venait de faire à la mosquée.
- Mohamed KERDALI, juge d'instruction au tribunal de Sidi M'hamed est assassiné dans un quartier de Belcourt.
- Douze techniciens croates de la société HYDRO-ELEKTRA sont assassinés.
Le mouvement islamiste pousse à la fuite les coopérants étrangers et veut l'effondrement de l'économie nationale.

1994

JANVIER
- Raymond LOUZOUM, citoyen algérien d'origine juive est lâchement assassiné.
- Aouati, enseignant est enlevé à Constantine puis décapité.

FEVRIER
- A. CHLIGHEM, professeur d'histoire et de géographie à TAHER (JIJEL) est grièvement blessé puis achevé dans sa classe sous les yeux de ses... élèves ! .
- Joachim, plus connu sous le nom de Vincent, par les habitués de la “librairie des Beaux Arts” d'Alger est assassiné. Faudrait-il croire que le métier de libraire est contraire aux “valeurs islamiques” ?
- Mohamed BELAHCENE, imam, est assassiné à la sortie de la mosquée "RIMALI" à MEDEA.
- LE WALI (PREFET) DE TISSEMSSILT ET SON ESCORTE sont fauchés dans une embuscade.
- Mohamed TOUALI, militant syndicaliste au complexe des tracteurs (CIMOTRA) de CONSTANTINE est assassiné.
- Un attentat cible deux journalistes étrangers Olivier Yves Henry et White Scott Allane respectivement de nationalités française et australienne.
- Katia BENGANA, lycéenne, est assassinée au fusil à canon scié. Elle avait refusé de porter le hidjab(voile).

MARS
- Le directeur de L'École DES BEAUX ARTS D'ALGER, Ahmed ASSELAH et son fils RABAH sont assassinés dans l'enceinte même de l'établissement.
C'est le cinq mars de l'année 1994 que tombe le premier homme de l'art. C'était, et ce n'est presque pas le hasard, à l'intérieur de l'école des Beaux Arts et il se trouvait que la victime était le directeur de la vénérable institution : Ahmed Asselah. Le second artiste tombera tout de suite à ses côtés pour être venu à son secours. C'était, cruel destin, Rabah, l'unique enfant de Ahmed.
- Abdelkader ALLOULA, célèbre dramaturge, metteur en scène et acteur est mortellement atteint par balles sur le chemin de son domicile au PALAIS de la CULTURE d' ORAN où il devait donner une conférence. Le monde de la culture est en état de choc.
Le dix mars, à quelques jours de l'Aïd, durant un ramadan particulièrement sanglant, c'était au tour de l'éminent auteur de Ladjoued. La semaine d'avant, Alloula avait fait le déplacement à Alger pour être aux obsèques des Asselah. On l'avait pressé de quitter le pays et mis les moyens à sa disposition. Il s'en fâchera et poursuivra résolument son militantisme pour l'art et la culture. Et c'est sur le chemin du Palais de la Culture, où il se rendait pour donner une conférence sur le quatrième art, qu'il est froidement abattu. Lui, le novateur qui, toute sa vie, s'était consacré au théâtre citoyen, terminait sa vie et sa carrière sur une comédie où il était question de rire et d'amour. Une concession qu'il avait consentie, disait-il, parce que son pays meurtri et sa jeunesse avaient besoin qu'on leur parle d'amour.
- Younès SELLAMI, travailleur agricole à HAOUCH GROS (BOUFARIK) est kidnappé puis sauvagement mutilé et égorgé. Pour semer la peur au sein de la population et la soumettre, son corps traîné par un véhicule, est exhibé dans les cafés des environs.
Cet assassinat est perpétré par les intégristes en guise de représailles contre la famille SELLAMI qui s'était particulièrement distinguée et se distingue encore par son opposition farouche au diktat que l'intégrisme veut imposer à toute la région.
- L.ZEMAM, commissaire de police à BOUZAREAH, est assassiné la veille de l'aïd, au moment de la rupture du jeûne.
- Hadj BENZAGHOU, journaliste et homme de culture est lâchement assassiné.

AVRIL
- La cimenterie de Meftah est sabotée. Deux bombes artisanales explosent dans la salle des commandes. L'entreprise la plus importante du pays cesse toute activité pendant plusieurs mois. Cet arrêt de production occasionne une perte sèche pour l'économie évaluée à 60 millions de dollars.

MAI
- Trois coopérants techniques russes et huit agents de sécurité algériens succombent dans une embuscade près de Ziama-Mansouria(JIJEL).
- Assassinat d'un cadre démocrate à Chlef : Bachir Djellid.

JUIN
- Le Recteur de l'université Bab Ezzouar, Salah Djebaîli est assassiné au moment où il s'apprête à monter dans son véhicule. Il est le quatorzième intellectuel à être assassiné.
- Maître Youssef FETHALLAH, président de La Ligue des Droits de L'Homme est assassiné à proximité de son cabinet.
- F. CHERKIT, journaliste exerçant au quotidien "EL MOUDJAHID" et Hichem GUENIFI, jeune technicien stagiaire à la radio nationale (chaîne I de l'E.N.R.S.) sont assassinés dans leur quartier.
- Chaâbane Rabah, militant politique meurt suite à l'explosion de la bombe lors de la marche du 29 JUIN organisée par le RCD.

JUILLET
- Au port de Djendjen sept marins italiens sont tués à l'arme blanche, à l'intérieur de leur cargo transportant des produits alimentaires.L'intégrisme islamiste punit l'Italie de maintenir ses relations économiques avec la "junte militaire".
- Yasmina DRICI, une correctrice au quotidien "Le SOIR D'Algérie" est retrouvée égorgée, du côté de Rouïba (ALGER). Elle avait été enlevée la veille.
- Sûre qu'elle allait être assassinée devant son mari et ses enfants, Aïcha Djellid, femme travailleuse et militante de progrès, a supplié les terroristes d'avoir pour elle un peu de "rahma" (pitié!) et de la tuer par balles. Sa fille, quinze ans, a détourné la tête pour ne pas voir la scène d'horreur qu'allait subir sa mère. Un "héros" du groupe lui a rivé la tête pour l'obliger à regarder la scène de décapitation de sa mère dont la tête a été arrachée puis jetée par dessus le mur d'enceinte de la maison. Le lendemain, à l'aube, la fille a été chercher ... la tête de sa mère.

AOUT
- Rabah STAMBOULI, islamologue moderniste est assassiné à TIZI-OUZOU.
- L'école française "Max Marchand", ainsi que les habitations où résident les membres de la communauté française, situées à la cité Ain-Allah(ALGER), sont attaquées par les terroristes intégristes. Cinq ressortissants français, le vice-consul, un fonctionnaire du ministère du budget et trois gendarmes sont assassinés.
L'intégrisme venait de signer là sa première déclaration de guerre à la FRANCE.
- Un jeune adolescent du nom de CHERIF est assassiné. Son tort : avoir refusé de tuer son frère policier comme le lui demandaient les islamistes.
- Un enseignant coranique, Ahmed MOKHTARI est assassiné à l'arme blanche à la sortie de MOSTAGANEM.

SEPTEMBRE
- Salah CHOUAKI, inspecteur de pédagogie, auteur de nombreux écrits sur les questions de L'École, est assassiné au parking de son immeuble.
- Abderrahmane FARDEHEB, le seul professeur d'économie en titre à l'université d'Oran est assassiné dans les mêmes conditions. Il décède sous les yeux de sa fille qu'il accompagnait au lycée.
- L'annonce de l'assassinat de CHEB HASNI, l'une des stars les plus populaires du RAÏ, jette l'émoi et la consternation parmi la population, en particulier chez les jeunes.
Le 29 septembre 1994, l'accostant traîtreusement, sous l'apparence d'un fan, l'assassin de Cheb Hasni pointe sur lui le canon de son arme. Le premier est un adepte de “zaouedj el moutaâ” (mariage de jouissance) , le second un chantre de l'amour. Son tube de l'année - Gaâ Ennsa - faisait chavirer les coeurs et chalouper les corps. C'en était trop pour les violeurs.

OCTOBRE
- Le managing director de la firme de voitures DAEWOO en ALGERIE est tué à bout portant.
- NASRI, P.D.G. de l'entreprise nationale ENASUCRE est assassiné.
- Le colonel Hadj Cherif Djelloul est lâchement assassiné alors qu'il négociait sans arme, la reddition d'un commando qui menaçait de faire sauter ... l'immeuble "Lafayette" à Alger.

NOVEMBRE
- Un militant démocrate, cadre de la sécurité sociale, Lounès DJABALLAH est assassiné.
- S. BENACHOUR, journaliste à l'A.P.S.(Agence de Presse Algérienne) est abattu.
- Une bombe, placée dans un cimetière de Mostaganem, tue onze scouts lors d'une cérémonie de recueillement à la mémoire des martyrs de la Guerre de Libération Nationale. Toutes les victimes étaient des enfants.
L'Algérie entière est brisée par les images d'horreur que lui transmet la télévision.

DECEMBRE
- Aziz Belgacem, polytechnicien et prestigieux militant du Mouvement Ettahaddi, est assassiné à Alger.
- Le mouvement intégriste décide l'extension de la guerre en France en détournant un Air Bus d'Air France d'Alger vers Marseille. Plus de 170 passagers, en majorité de nationalité algérienne, s'y trouvent en otage. Trois d'entre eux (un Vietnamien, un Français, un Algérien) sont exécutés à intervalles réguliers.
- Saïd MEKBEL, directeur de publication du quotidien "Le MATIN" et célèbre billetiste, reçoit deux balles dans la tête pendant qu'il se restaurait à quelques mètres du siège du journal.
La population lui a rendu un vibrant hommage en faisant de son enterrement de véritables funérailles nationales.
- Quatre religieux, trois Français et un Belge sont assassinés à TIZI-OUZOU.

Rachida Hamadi est assassinée par son propre fiancé "travaillé" par les spécialistes de la "fission"

Une femme à Rouiba est rendue enceinte de sa propre tête enfouie dans son ventre après avoir été décapitée.
Des agents de la protection civile "sautent" sur des bombes enfouies dans les dépouilles de victimes du terrorisme.
Pendant l'année 1994 le terrorisme intégriste, selon des sources officielles, a tué 6.388 personnes, 2.289 blessées et occasionné deux milliards de dollars de dégâts.

1995

JANVIER

- Un véhicule piégé, lancé sur le commissariat central d'Alger, percute un bus à une heure de pointe : cinquante trois morts et deux cent quatre vingt six blessés parmi les citoyens. Le FIS venait de signer l'un des premiers attentats à la voiture piégée.
ANOUAR Haddam, représentant du FIS aux USA, (Washington) "regrette" la bévue du FIS tandis que son compère Kébir le blanchit de Bonn. La barbarie du FIS et la duplicité sont sans limite.
- L'assassinat de ZINOU ALIOU SALAH, journaliste au quotidien "LIBERTE" allonge la comptabilité macabre de nos hommes de presse.
- REBBAH Rachid, citoyen est assassiné à Hussein Dey (Alger)

FEVRIER
- Le monde de la culture est en émoi suite à l'assassinat de Djamel Eddine ZAITER, journaliste à "El Djoumhouria".
- Six gardes nationaux tunisiens sont assassinés en territoire tunisien par un groupe d'islamistes venus d'Algérie.
- Azzedine Medjoubi, homme de théâtre, est assassiné au sortir de l'institution dont il venait à peine de prendre la direction : Le Théâtre National d'Alger.
Le quatorze février 1995, alors qu'il se vouait corps et âme à contribuer à sortir le théâtre algérien du marasme, alors qu'il était instamment appelé à venir triompher à Paris dans Hissaristan un monologue où il a été sublime à Alger, alors qu'il sortait du Théâtre National Algérien dont il venait un mois à peine à prendre les destinées en main, Azzedine Medjoubi est impitoyablement criblé de balles. “Hafila tassir” est définitivement à l'arrêt.
- Fatma-Zohra Ouraïs, professeur de français est assassinée dans son quartier à El Biar (Alger).
- Rabah HAMANE, policier de profession est assassiné non loin de son domicile.
- Rachid Baba-Ahmed, chanteur et musicien, tourné vers la recherche du patrimoine musical et ouvert aux aux apports de la musique universelle moderne est assassiné à Oran.
L'auteur de la musique de “Ladjoued”, celui qui avait commencé fort en 1965 en exhumant un nostalgique “Youk baba dji”, rappelant à Tlemcen une des facettes de sa millénaire histoire, celui auprès duquel les raïmen avaient trouvé enfin un producteur qui ne soit pas un rapace de l'édition parce qu'il était de leur bord, Rachid Baba-Ahmed tombait lui aussi sous les balles assassines à Oran dans la rue ...Mohamed Boudiaf.
- Nabila Djahnine, militante féministe est assassinée à Tizi-ouzou.

MARS
- El Hadj TAGREROUF, policier accompagné de sa fille âgée de trois ans sont tous deux assassinés à Bordj El Kiffane.
- Assassinat de Mohamed ABDERRAHMANI directeur du quotidien "EL MOUDJAHID".

AVRIL
A ce jour, plus de trois mille actes de sabotage, plus de 500 écoles détruites. Les secteurs des Télécommunications et des transports sont les premiers touchés.
Il n'y a pas lieu de s'en étonner : les centres névralgiques du pays sont particulièrement visés.

MAI
- Un attentat à la bombe à Khemis El Khechna cause des blessures à 13 personnes dont 2 enfants et occasionne d'importants dégâts aux habitations d'alentour.
- Mourad HEMAÏZI, journaliste et présentateur à la télévision a été assassiné de trois balles après avoir été ligoté par ses ravisseurs à Gué De Constantine.
- Malika SABBOUR, journaliste à la télévision est mortellement blessée lors d'une mission de travail.
- Bakhti BENAOUDA, journaliste et écrivain est assassiné par balles alors qu' il assistait à un match entre jeunes de son quartier.

JUIN
- Yamaha, de son vrai nom Hocine DIHIMI , coqueluche des stades, supporter infatigable du C.R.B, club de football algérois, est mort en martyr sous les balles intégristes. Son enterrement s'est transformé en manifestation de réprobation et de colère contre l'intégrisme.
- N'GUYEN-NHU-VIEN, professeur d'université de nationalité vietnamienne est assassiné à hauteur de la cité CHAÏB Mohamed (Wilaya de TIARET).
- Un groupe de terroristes investit la ville de LARBAÂ et procède à la pose de plusieurs bombes. Le siège du tribunal, une école primaire, des locaux d'habitation et de commerce sont soufflés par les déflagrations.

JUILLET
- Selon le quotidien "EL WATAN", le terrorisme islamiste a occasionné des pertes estimées à plusieurs milliards de dollars et engendré un déficit de 50 000 emplois.

AOÛT
- Salah BOUTEINE, imam de la mosquée Sidi ABDERRAHMANE à ALGER est tué par balles à l'intérieur même du lieu de culte par les terroristes intégristes.

SEPTEMBRE
- Deux religieuses, Denise LECLERC (65 ans) et Jeanne LITTLE JOHN (62 ans) qui vivaient en Algérie depuis 30 ans et travaillaient bénévolement dans un centre de formation féminin du quartier de Belcourt sont assassinées par de "courageux " intégristes.
- Le caricaturiste Brahim GUERROUI est kidnappé puis égorgé devant son domicile aux Eucalyptus (Alger).
- Les intégristes incendient le train qui assurent la liaison Alger-Blida et font exploser une bombe sur la voie ferrée à Boufarik. Bilan : trois morts et onze blessés.
- A. BELKAÏD, ancien ministre du travail, de l'enseignement supérieur et de l'intérieur est assassiné à la sortie d'une réunion.
- Tazrout Saïd, journaliste est assasssiné.

OCTOBRE
- Omar OUARTILANE, rédacteur en chef d' "EL KHABAR" est assassiné.
- Omar ZIANI, jeune en service commandé est victime d'un attentat terroriste.

NOVEMBRE
- Mebarak MAHIOU, militant politique est assassiné

DECEMBRE
- Khadidja DAHMANI, 29 ans, journaliste à l'hebdomadaire "ECH CHOUROUK" est tuée par balles à Baraki (Alger) par des terroristes, non loin de son domicile.
- Mohamed SELLAMI, figure de proue de la résistance anti-intégriste, père fondateur des groupes d'autodéfense dans la MITIDJA (Alger) tombe au champ d'honneur.
- Un groupe d'intégristes jette une bouteille chargée de matières explosives à l'intérieur du "13", bar situé à TIZI-OUZOU. La bousculade qui s'en est suivie aggrave le bilan des morts et blessés.

1996

JANVIER
- Mohamed MEKATI, journaliste à "El Moudjahid" et un jeune documentaliste du quotidien "l'Indépendant" tombent sous les balles des terroristes intégristes.
- Un véhicule piégé explose en plein centre de Blida tuant cinq personnes et blessant quarante autres.
- Levée du couvre feu quatre ans après son institution par décret présidentiel portant état d'urgence.

FEVRIER
- Le pouvoir décide "l'imprimatur" sur l'information à caractère sécuritaire.

- Une bombe déposée devant le pavillon des urgences de l'hôpital de Aïn Bessem (wilaya de Bouïra), explose faisant cinq morts et vingt deux blessés parmi les malades et les agents de l'hôpital. Le terrorisme intégriste pousse chaque jour le seuil de l'intolérable au delà de l'inouï!

- Une voiture piégée, abandonnée en plein milieu de la circulation (les terroristes avaient simulé la panne) près de la "MAISON DE LA PRESSE" fait vingt six morts dont trois journalistes. du quotidien

"LE SOIR D'Algérie" (Allaoua Aït Mebarek, Mohamed Dorbane et Djamel Derraza). Le siège du quotidien est complètement détruit. Ceux de "L'OPINION", du "MATIN", d'"ELWATAN" et d'"ELKHABAR" sont endommagés.

- Belghezli Moh Achour, militant démocrate est assassiné.

- Deux voitures piégées à la cité d'Aïn Naâdja et dans la commune de Aïn Taya font des dégâts matériels importants à plusieurs habitations de ces deux localités et tuent plus d'une dizaine personnes.

MARS
- Rabah ALLALI est la quarante neuvième victime du terrorisme intégriste parmi le personnel des Douanes.
- Le train de voyageurs Tlemcen-Oran est attaqué. Bilan : douze morts et vingt blessés parmi les passagers.
- Attentat à la voiture piégée à une heure d'affluence au centre de TIZI-OUZOU : six morts et vingt deux blessés.
- L'explosion d'une bombe à Sidi-Moussa(Région d'Alger) dans une décharge publique fait quatre morts.
- Sept religieux chrétiens de l'ordre des trappistes sont enlevés du monastère de Tibehrine dans la région de Médéa. Ils seront assassinés deux mois plus tard.
AVRIL
- Lazhar OUADFEL, jeune du service national, tombe sous les balles intégristes à SIDI-BEL-ABBES.

MAI
- Une bande de terroristes assassinent froidement une veuve de Chahid (martyr de la guerre de libération) âgée d'une soixantaine d'années à TADMAIT (Wilaya de TIZI-OUZOU).
- Un groupe de terroristes, s'octroyant comme tant d'autres des refuges de luxe avec l'argent du racket, prennent deux familles en otage après avoir été repérés dans un appartement résidentiel à la cité Saïd Hamdine (Alger). Ils seront décimés au terme d'un échange de tirs avec les forces de sécurité.
- Mohamed Hardi, ancien ministre de l'intérieur est victime d'un attentat terroriste.

JUIN

- La petite ville de Boudouaou à proximité d'Alger est secouée par l'explosion d'une voiture piégée. Deux citoyens sont tués et une dizaine d'autres blessés. Le véhicule piégé a été placé à proximité du domicile d'un patriote.

- Mokhtar BENKRAOUCHE, procureur général-adjoint, près la cour d'Alger est assassiné par quatre terroristes qui guettaient sa sortie au bas de l' immeuble à Aïn Naâdja.

JUILLET
- Une bombe de forte puissance déposée dans un salon de thé sur les hauteurs d'Alger(El Biar)fait plusieurs morts et blessés.
- Les habitants de BLIDA sont violemment tirés de leur sommeil par l'explosion d'un fourgon piégé. La déflagration qui a été entendue sur un rayon de cinquante kilomètres a causé l'effondrement d'un immeuble et des dizaines de victimes parmi les locataires.

AOUT
- Assassinat de Monseigneur Pierre Claverie, évêque d'Oran dans son évêché.

- Une horde de terroristes armés de fusils et de couteaux interceptent un car de voyageurs à Aïn Oussera; tragique bilan : dix sept jeunes entre dix sept et vingt cinq ans sont assassinés.

- C'est au moment où il s'apprêtait à lancer l'appel à la prière que le muezzin de la mosquée de Birkhadem est égorgé.

C' est le quatre vingt sixième homme de culte assassiné selon une déclaration officielle. La réalité malheureusement est plus amère.

- Mohamed GUESSAB, journaliste à Radio Coran est assassiné.

SEPTEMBRE:
- Boudjemaâ BECHIRI, chanteur connu sous le nom de CHEB AZIZ est kidnappé lors d'une soirée musicale qu' il donnait à l'occasion d'un mariage à CONSTANTINE. On le retrouve le lendemain assassiné. Les semeurs de la mort en tout ce qui est manifestation de la vie lui auront interdit à exercer son métier.
- Explosion d'une ambulance piégée à Thenia. Aucune information officielle n'est fournie sur le nombre des victimes.
- Une bombe explose dans un marché à Boufarik. C' est le carnage : vingt-sept morts au moins et plus de soixante quinze blessés.
- Un car de voyageurs est attaqué par un faux barrage à Bouterfkine dans la région de Laghouat : trente-quatre morts !
- Quelques jours auparavant, dans une petite localité de la Kabylie une bande de terroristes décapitent quatre fidèles en pleine mosquée !

OCTOBRE
- Une bombe explose un jour de marché à Koléa près d'Alger: cinq morts et plus de soixante dix blessés dont une partie dans un état très grave.
- Trente-huit personnes sont assassinées non loin du centre pétrolier de Hassi R'mel. Parmi les victimes on y dénombre des membres du personnel de l' entreprise Sonatrach. L'A.I.S (armée affiliée officiellement au F.I.S) annonce dans un communiqué une offensive sur les champs pétroliers.

NOVEMBRE
- A Sidi El Kebir (village de la périphérie de Blida) les habitants sont sous le coup de la stupeur : une trentaine des leurs ont été égorgés par les groupes terroristes et parmi les victimes, il y a de nombreuses femmes et enfants. Les images de la télévision les montrent fuyant leur village à la recherche de cieux plus cléments.
- Une bombe explose à proximité d'un car de voyageurs à Alger. On dénombre une dizaine de morts et les blessés, pour la plupart, sont dans un état grave.
- Ce mois de novembre a été particulièrement meurtrier. A deux semaines du référendum le bilan selon la presse officielle est de cent dix huit morts.
- A quatre jours du référendum sur la constitution cinq personnes ont été tuées et quinze autres blessées dans l'explosion d'une bombe piégée au centre de Blida (50 km au sud d'Alger). L'explosion qui a endommagé plusieurs maisons alentour, visait un hôtel habité par des policiers, mais toutes les victimes sont des passants : trois hommes, une femme et une jeune fille . La voiture était garée dans une petite rue aux abords de la place principale de Blida, très fréquentée et où se trouvent divers commerces et des cafés.

DECEMBRE
- A. Haddam, représentant du F.I.S. aux États-unis est arrêté par la police américaine pour "irrégularité administrative du séjour".
- Vingt neuf personnes dont dix neuf habitants du village de Benachour ont été massacrées dans la région de Blida.
- Un attentat à la bombe(une bombonne de gaz de treize kilos, chargée de poudre noire et de clous) fait quatre morts et plus d'une trentaine de blessés à la station du R.E.R. de Port-Royal. La similitude avec l'attentat de juillet 1995 à Saint-Michel est la signature du terrorisme intégriste.
- Un car de voyageurs est intercepté par un faux barrage dans la région de Blida. Vingt d'entre eux sont égorgés.
- Vingt huit personnes sont assassinées par un groupe de terroristes dans la commune de Dhamnia (wilaya de Aîn Defla)
- Trois membres de la famille Boussaboune de Constantine, le père et les deux frères dont Mimoun connu pour son appartenance politique à la mouvance démocratique sont assassinés.

1997

JANVIER
- Récidive des terroristes au village de Benachour après l'hécatombe de décembre dernier : seize personnes, pour l'essentiel des femmes et des enfants sont froidement assassinés.
- Dans un texte adressé au "Monde" le F.I.S. dissous affirme qu'il n'est pour rien dans les attentats contre la France mais "conseille", comme le G.I.A., aux pays occidentaux de cesser toute aide au pouvoir algérien. Le même quotidien informe, par ailleurs, que l'A.I.S. diffuse sur le réseau Internet une cassette vidéo d'une heure et demi sur ses maquis en Algérie.
- A trois jours du ramadan, une voiture piégée explose en plein centre d'Alger et à quelques mètres de l'université. C'est une véritable boucherie : un autobus transportant des voyageurs et des voitures particulières s'embrasent; les façades des immeubles et magasins avoisinants sont endommagées; une panique généralisée s'en suit. Les blessés sont transportés dans des hôpitaux où souvent font défaut...les gants et le fil de chirurgie ! . Le bilan officiel est très lourd : treize morts et plus d'une centaine de blessés !
Pour la première fois des voix officielles s'élèvent contre la thèse du "terrorisme résiduel" prônée par le gouvernement tandis que les "défenseurs" des droits de l'Homme en Algérie se taisent devant le crime.
- Dix neuf personnes dont cinq jeunes filles d'une même famille sont égorgées dans deux villages au sud d'Alger(respectivement à Bouinan et Chebli). Le wali est vivement interpellé par les survivants du carnage : Face à la machine à tuer la population exige des armes. Les islamistes ont promis un ramadan sanglant.
- Quatorze personnes sont assassinées dans un attentat à la bombe au marché de voitures de Boufarik. L'explosion a eu lieu à dix heures du matin.

- Un institut de recherche américain influent et proche du Pentagone (la Rand Corporation) considère la prise du pouvoir par le F.I.S. comme imminente et souhaitable pour l'intérêt des États -Unis.

- Un groupe de terroristes est anéanti à l'intérieur de la Casbah par les forces de sécurité.
- Comme n'importe quel quartier d'Alger après la rupture du jeûne, Belcourt ce soir là connaît une ambiance très animée. Les gens aiment bien flâner après avoir calmé la faim. C'est précisément le moment qu'a choisi la bête immonde pour perpétrer son crime : selon le quotidien "Liberté" quarante huit morts et plus de soixante blessés dans un attentat à la voiture piégée. L'explosion a été entendue à dix kilomètres à la ronde ! Spectacle de désolation : flaques de sang, façades dévastées, voitures calcinées...
- A 80 kilomètres au sud d'Alger, à Beni Slimane(Wilaya de Médea) un commando islamiste lance une expédition punitive contre la population : soixante cinq morts en l'espace de quarante huit heures, tous égorgés et affreusement mutilés. Ni les enfants, ni les femmes, ni les vieillards ne sont épargnés. Quarante neuf d'entre eux ont été assassinés en pleine mosquée à l'heure des "Taraouïh"
- En l'espace de cinq heures deux attentats à Alger font au moins sept morts : une voiture piégée explose au passage d'un bus à la place des martyrs, la seconde dans le centre commercial et de loisirs de la capitale à Riad El Feth.
- Un réseau islamiste de trafic d'armes est démantelé conjointement par les polices allemande et française.
- A ceux qu'ils massacrent dans les explosions à la voiture piégée un des chefs intégristes répond : "les Algériens doivent faire leurs ablutions avant de sortir de chez eux, comme ça s'ils meurent dans les explosions, ils partiront au paradis"
- Abdelhak Benhamouda, secrétaire général du plus important syndicat de travailleurs algériens(U.G.T.A.) est assassiné par balles à Alger. Il avait déjoué le plan de déstabilisation du pays par le FIS lors de la grève insurrectionnelle qu'il avait lancée en juin 1991 et a été l'un des fondateurs les plus actifs du Comité National de Sauvegarde de l'Algérie(C.N.S.A.) créé au lendemain du premier tour des élections suicidaires de décembre 1991. Il avait soutenu la candidature de Zeroual aux élections présidentielles de novembre 1995.
- Un attentat à la bombe, à Blida , ville se trouvant à cinquante kilomètres d'Alger : trois morts et une trentaine de blessés.
- Un général en retraite, Habib Khelil, est assassiné à Oran.
- Dix habitants de Sidi Moussa, localité de la région d'Alger sont assassinés. Parmi les victimes, un bébé de ...treize mois.

FEVRIER
- Selon le quotidien El Watan, trente et une personnes ont été égorgées ou décapitées dans la région de Médéa, ville des Hauts plateaux. Les témoignages des rescapés rapportent que les habitants ont été conduits de force, un à un, vers l'égorgeur, un "nain", qui tantôt au couteau, tantôt à la hache, décapitait ses victimes.
- L'Aïd El Fitr n'a pas été la fête du pardon, puisque les terroristes n'ont pas hésité à prendre pour cible de paisibles citoyens à la sortie de la mosquée comme ce fut le cas à Meftah (Alger). En effet, peu après la prière de l'Aïd, samedi dernier, des terroristes ont tiré des rafales sur des citoyens à proximité du "souk el fellah" de la localité faisant deux morts et sept blessés. Non loin de Boufarik, plus exactement au lieu dit "Haouch Gros", une bombe artisanale a été déposée au cimetière. L'engin a été fort heureusement désamorcé à temps. Toujours dans la wilaya de Blida, deux poseurs de bombes ont été tués à la veille de l'Aïd suite à l'explosion de l'engin qu'ils transportaient. Par ailleurs, quatorze personnes ont été assassinées par des terroristes dans la nuit de vendredi à samedi aux Eucalyptus. Les victimes faisaient partie de deux familles. Par ailleurs l'imam de la localité de Damous a été assassiné à la veille de l'Aïd.
- Mohamed Madani, ancien joueur de l'équipe nationale de football est assassiné près de la mosquée de l'École Nationale Supérieure de Ben Aknoun (Alger) alors qu'il s'apprêtait à y accomplir la prière du vendredi.
- Une bombe explose dans un marché à bétail à Boufarik : un mort (un enfant de douze ans) et quarante blessés.

- Trente trois personnes, vingt quatre femmes, six hommes et trois enfants dont un bébé ont été brûlés vifs, mitraillés ou achevés à coup de hache et de pioche à Kerrach dans un hameau près de Blida (Alger).


- Un faux barrage arrête un car de voyageurs dans la région de Saïda, ville du sud ouest oranais. Dix huit jeunes de dix sept à vingt cinq ans sont égorgés. Le terrorisme intégriste veut semer la terreur parmi les jeunes pour les dissuader d'effectuer le service national.

MARS
- Les forces de sécurité ont réussi à cerner un groupe de terroristes armés, en début d'après-midi à Beau- Fraisier, quartier situé sur les hauteurs de Frais-Vallon à Alger. Les échanges de coups de feu ont duré plusieurs heures entre le groupe retranché dans une maison mitoyenne à la mosquée et les services de sécurité. Douze éléments du groupe, dont une femme, ont été abattus. Un important lot d'armes a été récupéré.
- Dans la région de Sour El Ghozlane 25 terroristes ont été abattus.
- A Sidi Moussa, localité de la région d'Alger, une bombe transportée dans un cartable puis dissimulée sous l'estrade a explosé à l'intérieur d'une salle de classe d'un technicum. On y a dénombré six blessés, tous des élèves.
- les habitants de Kouba ont vécu une journée particulière de psychose et de tension. En deux heures, trois véhicules piégés ont explosé, dans différents endroits, faisant huit morts et plus d'une trentaine de blessés. Une peur terrible se lisait sur les visages des habitants de cette commune qui viennent de renouer avec la série noire des explosions des véhicules piégés. La psychose s'est donc réinstallée et on s'attend au pire dans les prochains jours d'autant plus que les forces de sécurité ont donné des coups très durs aux groupes armés, particulièrement ceux activant dans la capitale.
- Un attentat à la bombe a eu lieu, entre deux et trois heures du matin, dans la ville de Saïda (ouest algérien) , plus précisément au niveau du quartier "Boukhors" causant la mort de sept personnes.
- une trentaine de civils, dix hommes et vingt femmes, ont été égorgés ou tués, à la hache, dans le petit village de Houle Antar près de Ksar El Boukhari (150 km au sud d'Alger) dans un nouveau massacre perpétré par un groupe islamiste selon les quotidiens "El Watan" et "Liberté. Fait sans précédent, le massacre de Ouled Antar a été perpétré en plein jour. Tous les autres massacres enregistrés jusque là, ont été commis de nuit.

A la fin du concert qu'il a donné à Strasbourg dans le cadre de la lutte contre le front national, le chanteur Khaled a déclaré : "les fascistes et les terroristes, c'est la même famille"..., "Tous ces gens-là sont des enfants d'Hitler, soit chez moi (en Algérie), soit ici, soit partout"

Un des chefs du G.I.A., Yahia Rihane plus connu sous le pseudonyme de Abdellah Kronfel, l'homme qui avait tenu en haleine les services de renseignements français durant plusieurs mois, vient d'être abattu par les forces de sécurité, à l'issue d'une opération menée de nuit dans la cité des Anassers (Alger).

- Cinq collégiennes ont été assassinées dans un village situé à une vingtaine de kilomètres de Berrouaghia, wilaya de Médéa. Leur enterrement a eu lieu devant une foule nombreuse.
- Attentat à la bombe dans un café de la banlieue est d'Alger. Bilan : au moins deux morts et plusieurs blessés.
- L'explosion d'une bombe a fait deux morts et plusieurs blessés à Sig à l'ouest du pays.

AVRIL
- Pour la première fois des sources officielles d'information annoncent le démantèlement d'un hôpital de campagne et d'un laboratoire de fabrication de bombes à Sidi-Ali-Bounab (Kabylie) .Bilan : plus d'une centaine de morts parmi les islamistes.
- En l'espace de quarante huit heures une quarantaine de terroristes intégristes armés de haches, de poignards et d'épées ont égorgé quatre vingt deux citoyens dans différentes localités du pays, dont la totalité des habitants (cinquante deux villageois) du hameau de Thalit, situé entre les communes de Zoubeiria et de Seghouane près de Ksar El Boukhari (région de Médéa).
- Dix sept villageois ont été assassinés dans la région de Saïda.
- Treize citoyens ont été assassinés dans la région de Tlemcen.

- Onze membres du G.I.A., soupçonnés de faire partie d'une structure de l'organisation terroriste basée en Espagne, comme pont entre l'Algérie et l'Europe sont arrêtés à Valencia par la police espagnole. Les activités du groupe démantelé consistaient notamment à faciliter le passage des terroristes, d'obtenir des documents, des logements, des véhicules ainsi que de fournir l'appui nécessaire pour la préparation et la réalisation d'actions dans n'importe quel pays.
- En 1992 quatre kurdes sont assassinés dans le restaurant grec "Komynos" à Berlin. Cinq ans plus tard, la justice allemande établit la responsabilité totale de l'état iranien dans cet attentat. L'Allemagne puis l'Union Européenne, en signe de solidarité, rappellent leurs ambassadeurs respectifs d'Iran.
Est-ce la fin du "dialogue critique" avec l'Iran ?

- Vingt deux personnes sont égorgées dans le village de Menaâ par une bande de terroristes intégristes.
- Quatre personnes succombent dans un attentat à la voiture piégée à Boufarik.
- Trente personnes sont assassinées à trente cinq kilomètres au sud d'Alger, à Boufarik.
- Quatre vingt treize villageois, dont quarante trois femmes et des adolescents, trois enfants âgés de quatre, cinq ans et ...neuf mois ont été égorgés à Haouch Baghli Khemisti situé à deux cent mètres du centre de Bougara (ex-Rovigo), village de la périphérie sud d'Alger.
Le terrorisme, à six semaines des élections législatives, ne désarme pas et se rend coupable de la plus grosse tuerie de ces derniers mois.
La démence n'a plus de limite : la pelle, la scie, la pioche sont devenues une arme d'abattoir et pour aller vite en besogne, on n'hésite pas à se servir de la tronçonneuse et de potences portables. Le seuil de l'horreur dépasse tout entendement : les femmes enceintes sont éventrées et leurs fœtus piétinés.
Quatre militants islamistes soupçonnés d'appartenance au GIA sont arrêtés à Barcelone.
Des partis politiques dont le MDA de Benbella, le PT de Louisa Hanoune, l'ex FIS, la Ligue des Droits de L' Homme, parrainés par des ONG se réunissent à Madrid et décident le boycott des élections législatives du 5 juin prochain. Tout le monde aura remarqué une nouvelle fois que l'ex-FIS revendique les attentats perpétrés en Algérie.

Une statuette, située en plein centre de Sétif, "Aïn El Fouara", âme de la ville, subit un acte de vandalisme en pleine nuit. Ce qui provoque une vive indignation parmi les Sétifiens. Elle est remise en état quarante huit heures plus tard.
- Les polices européennes ayant démantelé plusieurs de leurs réseaux d'approvisionnement en armes au nord de la Méditerranée, les islamistes algériens se sont tournés vers l'Afrique, en particulier vers le Libéria, où l'on peut se procurer des kalachnikov à cent dollars pièce. Les convois transitent par la Mauritanie avant de pénétrer sur le territoire algérien par la frontière commune aux deux pays. De récentes saisies ont mis au jour ces nouveaux réseaux. "L'express"24-30/04/97

- Encore une fois, ce sont de paisibles citoyens qui viennent d'être la cible d'un horrible massacre commis dans un village situé dans région de Omaria, wilaya de Médéa. En effet, quarante deux citoyens ont été massacrés à coup de hache et de sabre. Parmi ces derniers, figurent dix sept femmes, vingt deux hommes et trois bébés.
- Un groupe de terroristes a attaqué un bus et égorgé cinq des voyageurs à Ouezra.
- Une bombe de fabrication artisanale explose à l'entrée en gare d'un train de voyageurs au gué de Constantine (banlieue d'Alger) . Sa puissance est telle qu'elle laisse un cratère de sept mètres de diamètre et réduit en pièces un wagon entier. On y dénombrera vingt et un morts et plus de vingt blessés.

MAI
- Deux voitures piégées explosent à Bou-Hanifia, centre thermal à l'ouest du pays. Le nombre des victimes s'élève à dix neuf morts et à une vingtaine de blessés.
- A un mois du scrutin électoral la violence terroriste frappe à Bab El Oued pour tétaniser la population. Une bombe de fabrication artisanale, placée sous une voiture, explose à l'entrée du lycée Frantz Fanon à quelques minutes de la sortie des élèves. Bilan officiel : quatre adolescentes tuées et vingt et un blessés.
- Un commando de cinq hommes portant des uniformes de la gendarmerie pour mieux tromper la vigilance générale, pénètrent dans un établissement scolaire à Beni Yeni en Kabylie et assassinent, à moins d'un mois des élections législatives et sous les yeux de ses élèves, Djaâfar Ouahioune, professeur de mathématiques. La victime était connue pour être un grand militant de la cause berbère.
- Trois attentats à la bombe à Alger, à proximité du Ministère de la Justice, devant la cité universitaire de jeunes filles et une discothèque se trouvant au parc zoologique font un mort et plus de soixante dix blessés. Le quatrième a ciblé une salle de jeu à Bordj El Kiffane et entraîné la mort de cinq citoyens.
- Massacre de villageois à Chebli dans la région d'Alger le jour de l'ouverture de la campagne électorale : on dénombre un minimum de trente morts dont un nombre important de femmes et d'enfants ! .
- Quatre citoyens dont une fillette sont assassinés à Sidi Moussa : des terroristes ont égorgé trois membres d'une famille, avant de mettre le feu dans leur maison, où une petite fille de cinq ans a été brûlée vive.
- Selon un bilan non définitif, quinze personnes ont été tuées à Boufarik dans un attentat à la voiture piégée. La population a identifié le poseur de bombes et l'a livré aux forces de sécurité.
- A une dizaine de jours du scrutin, deux attentats à la bombe font sept morts et quinze blessés parmi la population à Tlemcen, à l'ouest du pays. L'attentat a eu lieu à l'hôtel “Maghreb” où devait être accueillie la commission de surveillance des élections et dans le quartier populaire de Bab Zir. Le souffle des bombes a complètement détruit l'hôtel, a ravagé Bab Zir, notamment ses habitations vétustes .
- Des chauffeurs de taxi découvrent ...dix huit têtes près de Djelfa, dans le sud d'Alger. A quelques jours du scrutin électoral, le seuil de la violence ne connaît pas de limite ! .
- La radio annonce une vingtaine de morts en différents endroits du territoire national sans autre précision.
- Une bombe explose à l'intérieur d'une salle de cinéma se trouvant sur la rue Larbi Ben M'hidi, artère principale d'Alger. Bilan : un mort et cinq blessés.

Juin
- A quatre jours de la tenue des élections législatives, Alger n'en finit pas de compter ses morts : à cinquante minutes d'intervalle deux bombes ont éventré deux bus à la place des martyrs et sur les hauteurs d'Alger. Elles ont fait sept morts et soixante dix sept blessés.
- L'explosion d'une bombe au marché de la rue Bouzrina (ex Lyre) à la Casbah a fait sept morts et trente sept blessés. A trois jours des élections le terrorisme est plus fort que jamais. Les terroristes ont forcé une jeune fille de passage, une enseignante, de déposer un sac à l'intérieur du marché. Comprenant de quoi il s'agissait, la femme se met à crier. Pris de panique, les deux terroristes lui tirent deux balles dans la tête et posent le sac près de son corps inerte avant de prendre la fuite dans les ruelles de la Casbah.
- Le plus grand massacre vient de se dérouler dans la région d'Alger depuis la tenue des élections législatives. Les islamistes viennent d'y brûler et d'assassiner treize personnes.
- Depuis la tenue des élections le 5 juin dernier, 50 morts ont été signalés.
- Une bombe de fabrication artisanale explose au cinéma “Sindbad” en pleine projection à Alger. Officiellement, on annonce deux morts et vingt blessés, des jeunes surtout.

- Pour la première fois, Scotland Yard annonce le démantèlement d'un réseau islamiste sur son territoire. Trois collaborateurs du bulletin du GIA “Al Ansar” : Sofiane Kebilène, 30 ans, étudiant de nationalité algérienne, Mohamed Riad Souïdi, 33 ans, homme d'affaires de nationalité algérienne, Farid Boukmiche, 26 ans, Tunisien chômeur, seront jugés pour possession de produits chimiques, de matériel de transmission et de réception, escroquerie et falsification de documents. Ils sont également accusés d'ordonner, de préparer ou d'inciter à des actions terroristes à l'extérieur de la Grande-Bretagne.

- Un groupe d'une trentaine de terroristes a investi le petit hameau de Daïrat Labguer, daïra M'djedel, située entre Djelfa et M'sila. Les terroristes ont opéré une véritable razzia, tuant femmes, enfants, vieillards et ...bêtes. Trente-huit personnes auraient été égorgées par le groupe armé, lequel a décimé les troupeaux de vaches et de moutons appartenant aux victimes et volé leurs économies et bijoux. Selon des témoins, le massacre aurait fait une cinquantaine de morts, d'autant plus que les quatre femmes enlevées le jour de l'attaque ont été retrouvées, quelques heures plus tard, égorgées. Selon la même source, ce petit village est situé dans une région connue pour être “chaude”. Cinq jours auparavant, trois familles ont été décimées à quelques kilomètres de ce village faisant dix-sept morts, dont huit femmes.
- Il est huit heures trente. Le train venant de Reghaïa (Alger) , bondé de voyageurs, avance lentement vers la gare d'El Harrach. Dès que la première voiture s'engouffre sous le pont, la première bombe explose. C'est la panique. Les passagers, affolés, tentent de prendre la fuite en se jetant par les fenêtres et les portes. Le train, à peine arrêté, une autre explosion se produit dans la seconde voiture désertée miraculeusement par les passagers. Au total, les deux bombes auront fait quarante six blessés.
- Dans la nuit du 25 au 26 juin, un groupe terroriste massacre à la hache vingt-deux personnes parmi la population civile à Médéa, sur les hauts plateaux du centre du pays.
- Huit citoyens sont assassinés à Tipaza, à l'ouest d'Alger.

Juillet
- En l'espace de quarante huit heures, Ouzera (Médéa) a vécu l'horreur. Ainsi, dix huit personnes, dont un bébé de trois mois, ont été assassinées par un groupe terroriste qui a investi le village. Les terroristes, décidés à décimer les habitants du village sont revenus le surlendemain sur les lieux, en posant cette fois-ci une bombe dans le cimetière. Une bombe a éclaté au moment où de jeunes scouts, des enfants qui n'avaient pas encore dix ans, récitaient des chants patriotiques à l'occasion de la commémoration de la fête de l'indépendance. Trois d'entre eux sont morts.
- Dans la commune de Bénia, daïra de Ain Boucif (Médéa), des barres de fer, des armes à feu et des haches sont venus à bout de tout un village qui a été fauché en quelques heures dans une nuit d'enfer : vingt-sept personnes, dont douze femmes, ont été assassinées.
- Une bombe dans un cinéma à Alger fait un mort et une trentaine de blessés.
- Quarante quatre personnes ont été assassinées à la hache et au couteau et vingt et une jeunes filles ont été enlevées dans plusieurs hameaux se trouvant dans la région de Médéa selon le journal “El Khabar”.
- Aujourd'hui, le marché de Baraki sort de l'ordinaire. Ce quartier populaire d'Alger s'apprête à célébrer le Mouloud mais la fête y sera de courte durée. Une bombe explose dans la matinée, à une heure d'affluence, au moment où l'on fait ses dernières emplettes pour la fête. Baraki aura vécu encore une fois le cauchemar et des scènes d'horreur indescriptibles. De source officielle, le nombre des victimes s'élève à vingt et morts et des dizaines de blessés. La réalité du massacre est plus amère : On parle de plus de soixante morts.
- Deux bombes explosent dans des cafés à Tlemcen, ville de l'ouest algérien se trouvant à quatre cent kilomètres d'Alger. Bilan : un mort et plus d'une trentaine de blessés.
- En l'espace d'une semaine, deux membres fondateurs de l'ex-FIS, A. Hachani et A. Madani sont libérés. Le pouvoir n'en finit pas de jouer avec le feu.
- triple carnage dans trois hameaux de la région de Blida rapporte le quotidien “le Matin” : une soixantaine de civils y ont été égorgés.
- Benyahia, militant démocrate, psychiatre de profession, a été assassiné de cinq balles à la tête dans son cabinet médical à Constantine.
- Deux fillettes de six et huit ans qui gardaient des moutons ont été déchiquetées par une mine non loin de Médéa.

Août
Une bombe fait une centaine de victimes à Blida lors de l'enterrement de... victimes du terrorisme!!!

ET CE N'EST PAS FINI !

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Tragique bilan du terrorisme en 1994 en Algérie

8.677 victimes et près de 2 milliards de dollars de pertes matérielles
6.388 personnes ont été assassinées et 2.289 blessées, (...)
Plus de 200.000 hold-up et 13.000 extorsions de biens à main armée ont été, en outre, perpétrés durant cette année, précise le bilan rendu public par les services du chef du gouvernement.
Le bilan des services de sécurité indique que 135 agents de l'État ont été tués : un wali, onze chefs de daïras, 7 hauts fonctionnaires, 76 DEC (présidents de délégations exécutives communales) ainsi que 40 membres de ces délégations.
Le décompte macabre révèle que la société civile a aussi déploré plus de 450 victimes du terrorisme durant l'année 94 : 101 enseignants, 52 imams, 41 étudiants, 122 moudjahidin, 32 gardes communaux, 31 gardiens de prisons, 21 journalistes, 21 douaniers, 15 magistrats, 10 agents de la protection civile, 5 avocats, un pilote et un chanteur. Au chapitre des dégâts matériels, et sans quantification des dégâts indirects, les pertes, durant cette année, ont été évaluées à 2 milliards de dollars, à un moment où les recettes des exportations couvraient à peine le service de la dette.
Le secteur éducatif figure parmi les plus touchés dans la politique de la terre brûlée menée par le terrorisme islamiste : 915 classes du primaire, 999 blocs administratifs, 7 instituts de recherche, 9 centres de formation professionnelle, et 3 centres universitaires ont été incendiés par les groupes terroristes.
Dans le chapitre des édifices publics, 224 mairies et sous préfectures ont été incendiées, des "dizaines" d'entreprises économiques ont été détruites par le feu.
Les secteurs des transports et des infrastructures ont connu leur part de désastre : 1218 camions, 577 véhicules légers, 511 engins de travaux publics, 288 bus, 7 locomotives et 204 wagons ont été détruits. Le même sort a été réservé à 2.204 plateaux téléphoniques, 78 relais de communication, 178 pylônes.
Ce massacre, qui n'a épargné aucune région du pays, signifie pour les auteurs du document gouvernemental que le "terrorisme islamiste" a opté pour "une politique d'épuration idéologique et de la terreur de la terre brûlée".

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Re: Algérie

Message par Corto Maltese le 2016-08-09, 10:37 am

Mais le "terrorisme" n'a pas commencé en Algérie en 1970 ! Nous, nous l'avons vécu de 1954 à 1962 et il était signé FLN/ALN ! Et encouragé par les Oulémas (Docteurs de la Foi) islamistes....

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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-08-09, 1:47 pm

https://youtu.be/xh6Yf_YkYUk


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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-08-15, 5:15 pm

Rachid Nekkaz: Homme politique Algérien de l'année 2014 et 2015
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Rachid Nekkaz: Homme politique Algérien de l'année 2014 et 2015


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QUI EST RACHID NEKKAZ ?


Né en France en 1972, Rachid Nekkaz est aujourd’hui uniquement algérien. Il n’est plus français depuis le 23 octobre 2013 car il a rendu son passeport aux autorités françaises.
Il a vécu 25 ans dans une cité populaire et pauvre de Choisy-le-Roi, près de Paris.
Il est le neuvième enfant sur douze. Sa mère Khédidja est originaire de Béjaïa (06) en Kabylie. Mais en 1871, suite à la révolte des Mokrani contre la colonisation française, sa famille a été déportée dans l’Ouest de l’Algérie entre Chlef (02) et Rélizane (48), à Mazouna. Le père de Rachid est de Ain-Mérane, à 40 km de Chlef.

De parents algériens modestes et analphabètes installés en France depuis 1950, Rachid NEKKAZ a suivi des études d’Histoire et de Philosophie, à la Sorbonne, à Paris. Son Mémoire de Maîtrise portait sur » La naissance de la Ligue des Etats Arabes « .

Son père Larbi, décédé depuis 2 ans en Algérie, lui a appris les valeurs de la dignité, du respect et du travail. Il n’est pas harki et il n’a pas tué Krim Belkacem (rumeur indigne qui circule sur Internet).
Son oncle, Djilali Cheboub, décédé aussi depuis 2 ans (Allah irhamhoum), a été un combattant du FLN à la fois en Algérie (où il a été emprisonné par l’armée française de 1957 à 1959) et en France, pour mobiliser la communauté algérienne pendant la guerre d’Algérie. Rachid Nekkaz a un enfant de 13 ans.

Drapeau Algerie

Responsable associatif

Ayant vécu 25 ans dans une cité populaire près de Paris, il a monté plusieurs associations dans les quartiers, notamment de soutien scolaire, d’initiation à Internet, d’encouragement à s’inscrire sur les listes électorales et de rédaction de livres.

En 2005, lors de la révolte des banlieues, après avoir été reçu à Matignon par le premier Ministre Dominique de Villepin, il crée avec Hassan Ben M’Barek le Collectif « Banlieues Respect » afin de lancer un appel à la Paix et au Respect dans les quartiers populaires lors d’un rassemblement de 300 personnes devant le Mur de la Paix, au Champs-de-Mars, à Paris, en présence de la presse internationale.

Rachid Nekkaz avait pris aussi en 2009 la défense de trois jeunes lycéens français d’origine tunisienne qui avaient été agressés violemment par des membres de la Ligue de Défense Juive (LDJ : organisation terroriste interdite en Israël et aux Etats-Unis mais autorisée en France), à la sortie du Lycée Janson-de-Sailly, à Paris, dans le 16ème arrondissement.

Il mobilisa la presse et les pouvoirs publics pour que des membres de cette organisation terroriste soient recherchés et arrêtés par la police.

Défenseur des Libertés

Achoui

Rachid Nekkaz s’est notamment illustré en 2008, en organisant les manifestations du Comité de soutien à l’avocat algérien d’origine Kabyle, Maitre Karim Achoui qui avait été condamné injustement à 7 ans de prison. Il fit une grève de la faim pendant 20 jours et paya la caution de 50 000 euros pour faire libérer le talentueux avocat.

En 2009, il s’est rendu en Chine pour empêcher l’exécution de 12 jeunes Ouïghours musulmans, au Turkestan oriental chinois.

Libérateur d’otages français

En avril 2013, après un voyage à Kano au Nord du Nigéria, Rachid Nekkaz a contribué à la libération d’une famille française avec 4 enfants, prise en otages par le groupe armé Boko Haram, en faisant un don de 500 000 $ dans les écoles du Nord du Nigéria musulman, très appauvries.

Défenseur de la Liberté de religion (Niqab)
En juillet 2010, le président français Nicolas Sarkozy décide, comme en Belgique, de voter une Loi contre les femmes musulmanes qui portent le Niqab en violation des principes de Liberté garantis par la Constitution européenne. Rachid Nekkaz est le seul dans le monde entier à réagir RN Niqab 1efficacement contre cette Loi.

Il sait qu’il ne peut pas changer la Loi à court terme, mais il a le pouvoir de neutraliser cette Loi sur le terrain et de la ridiculiser. Comment ? En payant les amendes.

Il s’engage immédiatement à créer un fonds de défense de la Liberté et de la laïcité doté d’un million d’euros qu’il finance avec ses fonds personnels.
A ce jour, ce fonds a permis aux 1000 femmes qui portent librement le Niqab en France et en Belgique de continuer à sortir tranquillement dans la rue grâce au paiement des amendes.
Les plus grands leaders religieux musulmans ont salué l’initiative de Rachid Nekkaz en faveur de la liberté des femmes, que ce soit en Egypte avec le Cheikh Abou Ishaq al Houwayni ou en Iran avec le Grand Ayatollah Lotfollah Safi Golpayegani.

A ce sujet, il déposera le 5 juin 2013, un recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), à Strasbourg, en France, afin de faire sanctionner la Belgique et la France pour violation des libertés individuelles.

A cause de son action en faveur des femmes portant le Niqab, l’Etat français mettra en place deux contrôles fiscaux internationaux afin de le dissuader de poursuivre son action. Mais il n’a jamais abandonné.

Sauveur de Mosquées en France

En septembre 2011, il prêta 500 000 € au FBI (Front des Banlieues Indépendant) pour l’achat d’un terrain pour sauver de destruction une mosquée à Gennevilliers, située dans le département de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy.

Défenseur des Minorités

Opération « République des Roms »
Le 24 décembre 2010, Rachid Nekkaz offre à la communauté Rom, en guise de cadeau de Noël, un terrain de 16 hectares en Auvergne (région d’origine de Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy), pour un euro annuel, en partenariat avec l’association la Voix des Roms.

Lutte contre la corruption politique et emprisonnement discriminatoire

Afin de montrer à l’opinion publique française que les parrainages des élus peuvent être achetés facilement, Rachid Nekkaz a décidé de lancer une campagne de communication contre le système corruptible des parrainages des élus pour être candidat aux élections présidentielles. Ce système est non seulement corruptible mais pénalise les candidates femmes (90% des Maires sont des hommes).

Déjà le 12 mars 2007, Rachid Nekkaz avait acheté pour 1550 € et déchiré en direct à la télévision sur LCI un parrainage qu’un maire avait décidé de vendre. Voir la video. Aucun politique n’avait réagi. Face à ce silence consternant, Rachid Nekkaz a décidé de frapper plus fort.

Parrainage2007Ainsi, cinq ans plus tard, à l’occasion de la journée internationale de la femme, soit le 8 mars 2012, Rachid Nekkaz a décidé d’acheter publiquement au profit de Marine Le Pen « candidate halal » un parrainage à un maire alsacien et l’a déposé publiquement au Conseil constitutionnel devant les caméras de télévision. Toujours aucune réaction.

5 jours plus tard, soit le 13 mars 2012, il a procédé de la même manière en déposant un second parrainage acheté au profit de la candidate du parti du plaisir Cindy Lee. Cette fois-ci, les autorités françaises ont réagi, mais de façon autoritaire. Rachid Nekkaz a été mis en garde à vue pendant deux jours puis incarcéré à la prison de Fresnes pendant 5 jours, comme un vulgaire délinquant.

En France, pays des principes et des libertés, ceux qui corrompent sont en liberté et ceux qui dénoncent la corruption vont en prison.
Nekkaz Barreaux

En menant ces actions, l’objectif de Rachid Nekkaz est de remplacer le système corruptible du parrainage des élus par un parrainage républicain de 100 000 citoyens. L’Algérie est en avance sur la France car, avec le parrainage de 75 000 citoyens, tout citoyen peut être candidat. La France devrait s’inspirer du modèle algérien.

De fait, Rachid Nekkaz est un prisonnier politique en France car ce pays lui refuse le droit de se battre pour ses idées et de combattre un système de parrainage qui favorise la corruption des élus. Chose qu’il démontrera avec une vidéo accessible sur son site internet lors d’un procès en France, à Paris, le 24 octobre 2013.

Ecrivain et Chef d’entreprise

En 1997 et 2000, il publie trois livres aux Editions Robert Laffont :

Le premier livre » On vous écrit d’à côté « , porte sur les difficultés des jeunes de banlieues à trouver leur place dans la société.
Le deuxième livre » Splendeurs et misères des petits actionnaires » est un livre sur la finance et le montage des grands projets internationaux comme Eurotunnel et Eurodisney.

Le troisième ouvrage publié en 2000, » Millenarium, quel avenir pour l’Humanité » est un livre-entretien avec les Chefs d’Etat du G7 (Clinton, Chirac, Blair…) sur les espoirs des jeunes pour le troisième millénaire et les enjeux pour la Paix dans le Monde. A cette occasion, il avait été reçu au Sommet des Chefs d’État du G7, à Cologne, en Allemagne, le 18 juin 2000.

Grâce aux contacts noués sur le plan international, Rachid Nekkaz proposera, lors de la deuxième Intifada, à Bill Clinton, le projet de déplacer le siège des Nations-Unies de New York à Jérusalem et d’internationaliser Jérusalem afin de pouvoir enfin installer de façon durable la paix au Moyen-Orient. La fin du second mandat de Bill Clinton ne lui permettra pas d’aller jusqu’au bout de ses projets de paix.

Il monte une start-up informatique en 1998, qu’il vend pour investir dans l’immobilier près de Paris.
C’est cette indépendance financière qui lui permet de s’engager en politique et de rester libre.

ENGAGEMENT POLITIQUE EN FRANCE

Candidat aux élections présidentielles de 2007 en France
Villepin
En mars 2006, il décide de se présenter aux élections présidentielles afin de pouvoir inscrire automatiquement tous les citoyens sur les listes électorales (soutien de 2417 Maires, 414 Députés PC, Verts, PS, UDF, UMP), d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections municipales et surtout de montrer que les Français d’origine étrangère sont capables d’assumer des responsabilités politiques.
Pour financer cette élection, Rachid Nekkaz avait vendu sa maison. Portrait du journal Libération.

Lancement d’un nouveau parti et candidat aux législatives de 2007 en France
Aux élections législatives de juin 2007, il décide de lancer un nouveau parti politique, le RSD (Rassemblement Social-Démocrate, ex-PRN) et présente 58 candidats, tous issus de la diversité maghrébine et africaine, avec une ligne politique centre-gauche. Voir en vidéo le bilan et l’analyse de cette action.

Candidat aux municipales de mars 2008 en France
En mars 2008, il se présente aux élections municipales d’Orly dans le Val-de-Marne où il obtient 5,15% des voix.

PRISES DE POSITION SUR L’ALGERIE

Révolte kabyle de 2001
Le 7 mai 2001, Rachid Nekkaz a signé dans le journal français le Figaro et sur le site internet algérien Algeria Watch une tribune dans laquelle il considérait que le soulèvement kabyle était une chance pour la démocratie et le respect des libertés en Algérie.

Défenseur de la mémoire algérienne

Turquie

En janvier 2012, lors d’une tournée médiatique en Turquie, il encouragea le Gouvernement turc à voter une Loi qui apparenterait la colonisation française de l’Algérie à un génocide.

Candidat aux élections présidentielles algériennes en 2014

Le 3 juin 2013, à 15h, Rachid Nekkaz a annoncé sa candidature officielle à la Présidence de la République algérienne, près de Maghnia, à la frontière algéro-marocaine, afin de promouvoir l’ouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc qui permettrait de créer 300 000 emplois sur 5 ans en Algérie.

Rachid Nekkaz met une condition à l’ouverture des frontières : que le Maroc s’engage à mettre en place un programme de lutte contre le trafic de drogues.

Il a aussi lancé un appel à la relance du processus de mise en place du Grand Maghreb.

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Re: Algérie

Message par Corto Maltese le 2016-08-16, 11:41 am

Question: Qui est derrière Rachid Nekkaz ?

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Re: Algérie

Message par ganem le 2016-08-17, 2:11 pm

C'est surement une marionnette de l'Armée.

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Re: Algérie

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