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Tunisie

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Tunisie

Message par ganem le Mer 1 Mar - 10:20

Comment la Tunisie peut construire un islam d'aujourd'hui

Osons défendre de l'intérieur de l'islam, l'impensable, l'indéfendable: la laïcité et les valeurs universelles de liberté et d'égalité.
28/02/2017 17:09 CET | Actualisé il y a 16 heures

Faouzia Farida Charfi
Physicienne, professeur à l’Université de Tunis

Zoubeir Souissi / Reuters
Comment la Tunisie peut construire un islam d'aujourd'hui. REUTERS/Zoubeir Souissi

Peut-on accepter d'être indéfiniment pris au piège d'un "sacré" qui interdit à la raison de s'interroger sur le passé, de recourir à la critique historique et d'éclaircir notre regard sur l'islam, sur ce que les hommes en ont fait, donnant à la charia –loi islamique- et aux hadiths –actes et dires du Prophète-, plus d'importance que le texte coranique? Nous ne pouvons pas remettre à plus tard la levée des obstacles au respect des libertés individuelles. Nous ne devons pas céder à ceux qui refusent l'adoption des valeurs universelles et les associent à un monde qui serait étranger à notre culture. La réponse que j'adresse à ces derniers est simple: j'ai choisi d'appartenir au monde des libertés et de me donner la légitimité de penser en mon nom ces "sacrées questions": le statut des femmes, le voile et l'inégalité successorale entre les filles et les garçons; le calendrier islamique encore en souffrance et les limites de l'acception des théories scientifiques; enfin, l'interdiction de la représentation imagée que les terroristes salafistes lèvent pour mettre en scène leur violence à l'égard de leurs victimes.
Je traite par là même, de l'enjeu fondamental dans les pays d'islam, celui de la sécularisation. C'est une rupture nécessaire par rapport au système traditionnel qui ne peut concevoir les systèmes politique et juridique et l'ensemble de l'ordre social en dehors des règles islamiques. Une telle rupture n'est évidemment pas acceptable pour les wahhabites et les salafistes, gardiens d'un islam ultra rigoriste, voulant avec une violence dévastatrice nous ramener des siècles en arrière, enfermant nos enfants dans le monde clos et implacable des jardins d'enfants coraniques. Une telle rupture n'est pas plus admise par les promoteurs de l'islam politique, représentés en Tunisie par le parti Ennahdha. Leur acceptation des mécanismes de la vie politique actuelle, - élections et participation au gouvernement et à l'assemblée des représentants du peuple-, ne les empêchent pas de poursuivre leur tentative de déconstruction de l’État moderne, régi par la loi et le droit et non par la norme religieuse, un État qui commence à se mettre en place dès le 19ème siècle, comme l'illustre magnifiquement l'exposition "L'éveil d'une nation" abritée à Tunis dans le palais Ksar Saïd récemment rénové.

Plus précisément, comment agissent-ils? En tentant un retour aux archaïsmes qui remet en cause l'unité juridique que Bourguiba avait mise en place par la suppression des tribunaux charaïques. En portant atteinte à la liberté de croyance garantie par la Constitution de janvier 2014 pour satisfaire une morale conformiste et nourrir une religiosité alliée à l'exclusion de tous ceux qui ne s'y conforment pas. En menaçant le système éducatif d'une islamisation qui mettrait fin à la transmission du savoir universel et à la formation d'esprits libres et critiques, aptes à bousculer les tabous et à revendiquer l'autonomie de la pensée. En réussissant à "revoiler" les femmes tunisiennes, libérées peu de temps après l'indépendance du pays en 1956, de l'usage du voile qui "fait penser à l'usage de la muselière que l'on impose au chien afin qu'il ne morde pas les passants", expression que je reprends du tunisien Tahar Haddad. Ce grand juriste, formé à l'université traditionnelle de la Zitouna à Tunis, au cours des années 1920, propose ardemment l'émancipation des femmes et considère qu'elle s'inscrit dans le cadre de l'évolution des sociétés musulmanes, se démarquant clairement des conceptions traditionnalistes attachées à des règles normatives immuables et permanentes, ces fameuses constantes fondamentales islamiques hors du temps et de l'espace.

Comme Tahar Haddad, l'égyptien Ali Abderraziq, formé à l'université traditionnelle d'Al-Azhar au Caire, prend position avec impertinence et intelligence sur la question qui agite le monde musulman après l'abolition du califat par Attatürk, celle du pouvoir en islam. Le prophète était-il un roi? Islam et politique seraient-ils liés à jamais? Une question brûlante aujourd'hui, que j'invite à analyser dans mon livre, avec les arguments d'Abderraziq. Sa méthodologie d'ordre scientifique et ses arguments tirés du texte coranique et des travaux de théologiens, historiens et réformateurs musulmans l'amènent à considérer que cette institution, que les musulmans ont convenu d'appeler califat, est entièrement étrangère à leur religion et à les convaincre que "rien ne leur interdit de détruire ce système désuet qui les a avilis et les a endormis sous sa poigne". Poursuivons alors dans la filiation de Tahar Haddad et d'Ali Abderraziq, le déblocage de la situation en pays d'islam et osons défendre de l'intérieur de l'islam, l'impensable, l'indéfendable: la laïcité et les valeurs universelles de liberté et d'égalité.

Faouzia Farida Charfi Sacrées questions... Pour un islam d'aujourd'hui, aux éditions Odile Jacob

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Re: Tunisie

Message par ganem le Jeu 17 Aoû - 16:18

Egalité femmes-hommes dans l'héritage : le pari du président tunisien

Béji Caïd Essebsi a proposé d'en finir avec l'inégalité dans la répartition des parts, prônée par le Coran. Si le débat paraît très sensible parmi les musulmans, le mufti de la République soutient le projet et le parti islamiste Ennahdha temporise.


Béji Caïd Essebsi, le 7 août à Tunis.© FETHI BELAID Béji Caïd Essebsi, le 7 août à Tunis.
Le président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi, a ouvert dimanche un débat sensible en proposant d’introduire l’égalité successorale entre hommes et femmes. «Nous allons vers l’égalité […] dans tous les domaines. Et toute la question réside dans l’héritage», a-t-il déclaré à l’occasion de la fête de la Femme, évoquant la constitution de 2014 qui stipule que «les citoyens et les citoyennes sont égaux en droits et en devoirs».

Aujourd’hui en Tunisie, une femme hérite de la moitié de ce qu’hérite un homme, comme le prescrit le Coran. Cette inégalité inscrite dans le code du statut personnel contraste avec les autres dispositions de ce texte, célébré tous les ans lors de cette fête. A sa promulgation, en 1956, il interdisait notamment la polygamie et la répudiation, chose inédite dans le monde arabe et musulman.

Ligne rouge

Par sa prise de position, le Président, qui a également annoncé sa volonté d’annuler une circulaire de 1973 interdisant aux femmes d’épouser des non-musulmans, s’attaque à un sujet particulièrement sensible. Pour de nombreux Tunisiens interrogés à ce sujet, l’héritage est une ligne rouge. Sihem Weslati, assistante médicale dans la banlieue de Tunis, est catégorique : «L’égalité, je suis d’accord, mais pas dans l’héritage. Nous sommes un pays musulman, c’est le Coran qui dit ça, on ne peut pas le changer.»

«Mitterrand a bien aboli la peine de mort contre l’avis de la majorité», souligne Bochra Belhaj Hmida, députée et ancienne présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates, qui se bat pour cette cause depuis des années. Elle vient d’être nommée à la tête de la commission ad hoc mise en place par Essebsi pour réfléchir à la question et proposer des réformes.

Virage à 180 degrés

La commission n’a pas encore commencé ses travaux, mais les rumeurs vont bon train dans les différentes couches de la société, sonnant ainsi la rentrée des classes pour les partis politiques. L’an dernier, un projet de loi déposé par un député pour permettre aux femmes d’hériter autant que les hommes avait fait long feu, se heurtant à l’opposition catégorique des islamistes d’Ennahdha, majoritaires au Parlement.

Cette fois, si certains députés de ce parti se sont empressés de faire savoir leur désapprobation, les dirigeants temporisent. Abdelfattah Mourou, membre d’Ennahda et vice-président de l’Assemblée des représentants du peuple, a dit ne pas s’opposer à un «débat» sur le sujet. Quant au mufti de la République tunisienne, qui avait conspué l’année dernière le projet de loi au nom de la charia, il semble avoir effectué un virage à 180 degrés en publiant un communiqué amical à l’égard de l’initiative présidentielle : «Ces propositions renforcent la position de la femme et sont une garantie au principe d’égalité entre l’homme et la femme en droits et en devoirs.» Le syndicat national des imams a appelé à sa démission.

«Exemple pour la démocratie»

Si le mufti s’est tu, l’enjeu tunisien a fait du bruit jusqu’au Caire. L’adjoint du grand Imam de la mosquée Al-Azhar, haute autorité de l’islam sunnite, a ainsi exprimé son opposition au discours d’Essebsi, le jugeant lui aussi «contraire à la charia islamique». «Al-Azhar n’a qu’à s’exprimer sur les affaires de son pays», balaie Bochra Belhaj Hmida. Une opinion partagée par un certain nombre d’Egyptiens, qui ont lancé sur les réseaux sociaux le hashtag en arabe «Al-Azhar, occupe-toi de l’armée», tandis que l’animateur star Bassem Youssef se fendait d’un tweet félicitant la Tunisie.

Abed Bouhafa, vendeur de fripes à Tunis, favorable à l’égalité dans l’héritage, est plutôt fier que cela fasse réagir hors des frontières : «Ça montre que la Tunisie est toujours considérée comme un Etat très important dans le monde arabe, car elle montre l’exemple pour la démocratie.» Il dit cependant regretter que les déclarations du Président ne soient qu’un «calcul politique». Nidaa Tounes, le parti fondé par Essebsi, est fragilisé par l’alliance gouvernementale avec Ennahdha et des dissensions internes. A quatre mois des premières municipales post-révolution, et alors que le président de 90 ans laisse planer le doute quant à un second mandat en 2019, il semble opportun pour lui de semer la zizanie parmi ses adversaires et de s’assurer du soutien des progressistes. Les défenseurs des droits des femmes ne sont pas dupes. Mais à l’image de Bochra Belhaj Hmida, ils ne boudent pas leur plaisir de voir ce débat ouvert : «C’est très bien qu’un président ose aborder ces questions. S’il y a eu une révolution en Tunisie, il faut bien aussi que ça serve à ça : à briser des tabous.»

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Re: Tunisie

Message par El seductor le Jeu 17 Aoû - 16:56

Ce serait en effet une atteinte au texte sacré du Coran, et par là un précédent qui risque de faire jurisprudence. Allons nous vers une réforme totale du Coran et de la Charia ?
Les islamistes ne vont pas apprécier !
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Re: Tunisie

Message par ganem le Jeu 17 Aoû - 17:05

Le Saint Coran est clair, la musulmane hérite de moitié par rapport à son frère et de plus, elle ne doit épouser qu'un musulman.

Si on fait sauter ces deux lois chariesques. Le reste va suivre.

La Tunisie a plus de chance que les deux autres pays de sortir de l'islam carlà bas, il y a une élite connaissant bien l'islam et qui considèrent que PBSL n'est qu'un charlatan pédophile, zoophile sans morale.

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Re: Tunisie

Message par ganem le Dim 15 Oct - 14:47

C’est officiel, les Tunisiennes de moins de 35 ans doivent avoir une autorisation de sortie pour quitter le territoire

Par: Mounira Elbouti, Rubrique: SOCIETE

aéroportIl nous a fallu une matinée à courir et à supplier pour décrocher un rendez-vous téléphonique avec le responsable de la Direction de la police des frontières pour avoir une confirmation quant aux nouvelles instructions d’interdiction de voyage aux Tunisiennes de moins de 35 pour quelques destinations, telles que l’Algérie, le Maroc, la Jordanie, l’Egypte et la Syrie.

En effet, après avoir passé la matinée à tourner en rond à l’aéroport entre un responsable à l’autre, le commissariat de la police des frontières, qui se disait non concerné, nous a orientés vers la douane, soit au premier étage de l’aéroport de Tunis-Carthage, et ce à l’intérieur. Mais pour cela il nous a fallu un laisser passer que nul n’a voulu nous donner. Insistants, nous n’avons pas plié bagages; nous sommes restés aux portes des départs à guetter les douaniers qui passaient. Et puis, l’un d’entre eux a accepté de répondre à nos questions mais de manière furtive et superficielle.

Il avance: «Ces mesures ne concernent pas toutes les femmes de moins de 35 ans mais seulement quelques unes, tout dépend de l’historique de leurs voyages, et les pays qu’elles ont l’habitude de visiter; cela dépend aussi de la femme, de sa situation et de la raison pour laquelle elle quitte le territoire tunisien».

Baya : «Avez-vous reçu une circulaire claire qui met tout cela noir sur blanc?»

L’agent, gêné voire pressé de mettre fin à la conversation, nous répondit simplement «on ne peut pas vous confirmer ou infirmer l’information que vous détenez…»; souriant, il poursuit: «il faut aller à la direction générale de la police des frontières sise à la Place du 18 janvier, derrière le ministère de l’Intérieur, eux ils vous donneront toutes les informations nécessaires, mieux que nous… Après tout, vous avez le droit de savoir».

Nous avons rebroussé chemin et tenté de joindre à tort et à travers Mohamed Ali Aroui, chargé de la communication au ministère de l’Intérieur, qui, malheureusement, ne répond pas à nos appels. Réflexion faite, nous avons décidé de nous adresser directement à la direction générale des frontières qui nous a confirmé, enfin, l’information.

Sans scrupule et fermement, le directeur de la police des frontières nous a répondu par un «oui» sec à la question «est-il vrai que les Tunisiennes de moins de 35 ans doivent disposer d’une autorisation paternelle (si elles sont célibataires) ou maritale (si elles sont mariées) et ce pour se rendre en Egypte, Jordanie, Maroc, Syrie et Turquie?».


Baya : «Selon quels critères demandez-vous des autorisations à des femmes qui sont majeures et vaccinées? Et pour quelles raison ?»

Avant de raccrocher, il nous répond par «ceci nous concerne nous».

Fin de la conversation, et fin du mystère. Nous sommes à présent sûrs que cette histoire est bel et bien vraie: désormais, les Tunisiennes libres, majeures et vaccinées auront –tout de même- besoin d’une autorisation paternelle ou de leur époux «complément selon la nouvelle Constitution» pour passer la frontière et ce même pour se rendre dans un pays voisin.

Toutefois, notre enquête ne s’est pas arrêtée là. Une agente de la police des frontières de l’aéroport nous a finalement rappelés pour apporter son témoignage. M nous raconte: «ce n’est pas officiel, mais vrai, tout dépend de la femme, son état, si elle est “propre“ et “correcte“, elle n’aura aucun problème pour voyager».

Au final, voilà une «nouvelle loi» qui nous a passé sous le nez, les médias en parlent peu et les gens ne sont pas au courant, tout le monde gesticule lorsqu’on lui raconte, pousse des cris d’étonnement, des onomatopées bizarres mais nul ne veut comprendre le pourquoi du comment. Pourtant ces mesures, bien qu’elles soient pour des raisons sécuritaires, constituent une menace à la liberté de circulation des femmes tunisiennes. La première brique de l’iranisation de la Tunisie vient d’être placée dans un mur plus diviseur que celui de Berlin. A moins que ce soit simplement d’un processus de frein au «djhad» du «niqah».

Affaire à suivre, mais en attendant, le manque d’information est flagrant.


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Re: Tunisie

Message par Pierre Lequédec le Mer 18 Oct - 2:37

C'est pas toi qui parlait de "désislamisation" de la Tunisie dans un autre sujet ? Mort de rire... On voit que ganem est très compétent sur les questions liées à l'Islam ...
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Re: Tunisie

Message par ganem le Mer 18 Oct - 15:19

Pierre Lequédec a écrit:C'est pas toi qui parlait de "désislamisation" de la Tunisie dans un autre sujet ? Mort de rire... On voit que ganem est très compétent sur les questions liées à l'Islam ...

La Tunisie est faite de gens qui veulent la désislamisation et des gens qui veulent le califat et la charia

Il faut espérer que les tunisiens laïques l'emportent.

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Re: Tunisie

Message par Pierre Lequédec le Jeu 19 Oct - 1:32

ganem a écrit:

La Tunisie est faite de gens qui veulent la désislamisation et des gens qui veulent le califat et la charia

Il faut espérer que les tunisiens laïques l'emportent.

Bah visiblement non selon ton article sur les femmes de moins de 35 ans qui n'ont pas le droit de sortir du pays sans autorisation ... de toute façon tout ça n'a rien à voir avec l'Islam. C'est que le pays est jeune et doit encore faire des progrès pour rentrer dans la modernité (parfaitement compatible avec l'Islam).
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Re: Tunisie

Message par ganem le Jeu 19 Oct - 14:02

La Tunisie est plus vieille que la France.
La Tunisie c'est Carthage qui a infligé des défaites militaires à Rome.
La Tunisie, c'est Hanibal, c'est la reine Didon

Il n y a que PBSL qui a réussi à les posséder et ils commencent à ruer dans les brancards

"Affaire du bisou" : un Français et une Tunisienne condamnés en appel à des peines de prison ferme

Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter

Dernière modification : 19/10/2017
La justice tunisienne a condamné en appel, mercredi, un Français et une Tunisienne à des peines de prison ferme pour "atteinte à la pudeur" dans le cadre de "l'affaire du bisou".

Prison ferme. Deux prévenus, un trentenaire français et une quadragénaire tunisienne, ont été condamnés en appel, mercredi 18 octobre en Tunisie, pour "atteinte à la pudeur". Ils avaient été arrêtés le 1er octobre par des policiers qui les accusaient de s'être enlacés dans une voiture.

Le couple, qui assure ne s'être même pas embrassé, a écopé de peines inférieures de quelques semaines à celles prononcées en première instance le 4 octobre, en dépit d'une importante mobilisation et médiatisation de cette affaire du "bisou".

Lui a été condamné à quatre mois de prison ferme pour "atteinte à la pudeur" et "outrage à fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions", et elle à deux mois pour le seul premier chef d'inculpation.

"C'est une décision indépendante", a déclaré à l'AFP le porte-parole du parquet, Sofiène Sliti, ajoutant "ce qui a été véhiculé au niveau national et international est faux, ils n'ont pas été arrêtés pour un baiser, le couple était nu".

Surveillance des mœurs

À l'audience de mercredi, à Tunis, la femme s'est effondrée en pleurs lorsque le président a lu devant une salle comble la déposition des policiers décrivant un acte sexuel en cours lors de l'interpellation la nuit du 1er octobre dans une banlieue huppée de Tunis. Elle assure que son ami l'avait simplement prise dans ses bras, lorsque des policiers en civil ont mené un contrôle et l'ont sorti de la voiture sans ménagement.

Le ressortissant français a confirmé aux juges avoir tenté de filmer les policiers pour dénoncer leur comportement agressif. Une dizaine d'avocats de la défense avaient réclamé un acquittement. La majorité plaidait bénévolement pour une affaire qui a déclenché une polémique en Tunisie sur la surveillance des mœurs et le retour des exactions policières.

Ils ont listé d'innombrables manquements à la procédure pénale, notamment des auditions menées avant le placement en garde à vue, et en arabe, alors que le Français, bien que d'origine algérienne, ne comprend pas cette langue. "C'est normal qu'il réagisse mal quand on bafoue ses droits fondamentaux", a souligné Me Ghazi Mrabet, dont le client est accusé d'avoir invectivé les policiers.

"Cette affaire concentre un peu tous les problèmes de la justice et de la police. Les abus de pouvoirs, [...] le non-respect du citoyen et de ses droits, les atteintes à la liberté individuelle", a estimé l'ancienne députée de la Constituante Nadia Chaabane, membre du comité de soutien aux deux condamnés.

"Le problème, c'est que l'on a des juges qui, aujourd'hui, eux-mêmes, acceptent toutes les entorses et les atteintes aux procédures," a-t-elle déploré avant le jugement.

Avec AFP


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Re: Tunisie

Message par Pierre Lequédec le Dim 22 Oct - 2:01

Alors, elle est toujours en voix de progrès votre Tunisie ?!
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Re: Tunisie

Message par ganem le Mer 25 Oct - 17:06


Selon l’essayiste Safwan M. Masri, le succès de la transition démocratique en Tunisien est le résultat de sa longue histoire réformiste et du «pouvoir de l’éducation».

Par Marwan Chahla

Sous le titre “Tunisia: An Arab Anomaly” (‘‘La Tunisie, une anomalie arabe’’)*, le professeur Safwan Masri, une sommité jordano-américaine de la Columbia University de New York, tente de répondre à la question qui n’a jamais cessé de tracasser les observateurs et autres experts, depuis six ans, et qui consiste à comprendre les secrets de la réussite de la révolution tunisienne, alors qu’ailleurs, dans le monde arabe, tous les soulèvements populaires de 2011 n’ont connu que des échecs.

Les Tunisiens, peu nombreux mais relativement homogènes

Bien que qualifié par l’auteur lui-même comme étant une quête personnelle sans aucune prétention académique, le livre de 378 pages reste le produit d’un travail de recherche très documenté et richement appuyé par «des centaines d’heures de témoignages récoltées auprès de plusieurs dizaines d’experts, de dirigeants, d’activistes et de simples citoyens – afin de reconstituer analytiquement les choses, parfois de façon contre-intuitive, de pouvoir établir les liens entre les tenants et les aboutissants de la réalité tunisienne et de trouver le sens de cette démocratie émergente, évoluant paisiblement dans un contexte marqué par des crises profondes.» (p. 20).

Pr Masri soumet à son lecteur un ensemble de facteurs qui expliquent les raisons de la réussite de l’expérience tunisienne et ce qui la distingue des situations décourageantes, sinon catastrophiques, qui prévalent actuellement dans la plupart des pays arabes.

La Tunisie, selon lui, a tiré avantage du fait que sa population est peu nombreuse et relativement homogène et qu’elle a été, pendant très longtemps, à l’abri de tensions sectaires.

Il s’agit d’une entité historique dont les frontières date d’avant la période coloniale. Son importance géopolitique a été limitée, lui a ainsi épargné les convoitises étrangères et, par conséquent, lui a appris à se passer d’une grande armée.

De plus, la Tunisie ne peut pas être perçue comme pays exclusivement arabe en raison de sa très forte orientation méditerranéenne et européenne.

Un autre élément déterminant qui fonde la réussite de la Tunisie est la résultante de la forte influence la société civile tunisienne et la solidité du mouvement syndicaliste du pays qui remontent à l’époque de l’occupation française. Dans les autres pays du ‘‘Printemps arabe’’, le problème majeur de tous les soulèvements a été leur incapacité à combler la vacance de pouvoir dans laquelle se sont trouvées les peuples arabes au lendemain de la chute des dictatures. En Tunisie, au contraire, le Quartet, les quatre organisations de la société civile tunisienne auxquelles a été décerné le prix Nobel de la paix, en 2015, et en particulier l’UGTT, a été capable d’assumer ce rôle stabilisateur et d’aider le pays à se sortir de nombreuses crises.

Bourguiba encore et toujours

«Cependant, poursuit Safwan Masri, aucun ingrédient de la recette du succès tunisien n’a été aussi crucial et décisif que le remarquable héritage réformiste que possède le pays. Il s’agit d’une culture qui remonte au 19e siècle et qui est enracinée jusque dans sa lecture progressiste de l’islam, faisant de cette religion une confession capable d’adaptation.» (p. 27).

Bien que Masri estime que les autres pays arabes auraient tout intérêt à tirer profit de l’expérience tunisienne, il ne pense pas qu’il leur serait possible de rééditer la réussite de la Tunisie, étant donné l’absence d’esprit réformiste qui caractérise tous ces pays.

Autre trait distinctif de cette «anomalie arabe» de la Tunisie, que l’auteur n’a pas manqué de mettre en exergue, demeure cet intérêt particulier que la Tunisie a accordé à l’éducation et notamment les réformes laïques mises en œuvre par le premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, et leur impact décisif sur la trajectoire qu’allait emprunter le pays à partir du milieu des années ’50 du siècle dernier.

Sur ce point particulier, Safwan Masri tente une comparaison avec la voie choisie par la Turquie moderne: «Alors qu’Atatürk a rejeté de manière catégorique l’islam et combattu la religion, Bourguiba a, au contraire, opté pour un savant équilibre – en ayant eu l’intelligence de défendre sa thèse de la modération religieuse en puisant directement ses arguments forts dans l’islam.» (p. 236).

D’entrée de jeu, au lendemain de l’indépendance du pays en 1956, des décisions ont été prises pour fonder un système éducatif tunisien moderne, libre et laïc. L’instruction, jadis un privilège réservé à une certaine élite, sera désormais ouverte à tous en Tunisie. Outre l’accent qui y est placé sur l’apprentissage des sciences, l’école républicaine tunisienne a également accordé une place de choix à l’enseignement des arts et des humanités, y compris la philosophie – «une discipline qui ne faisait pas, et ne fait pas, partie des programmes éducatifs ailleurs dans le monde arabe» (p. 255), écrit Pr Masri.

Certes notre révolution a connu des ratages, des contretemps et de retards, tous indéniablement imputables à Ennahdha et sa tentative d’islamisation au forceps de la société tunisienne, certes, aussi, nos gouvernants hésitent encore à prendre les bonnes mesures et les mesures urgentes pour remettre le pays sur les rails du travail, de l’effort et de la croissance, mais, à écouter Safwan Masri, nous avons, jusqu’ici, évité le pire et nous aurons donc – un jour (?) – droit au meilleur.

*Safwan M. Masri, ‘‘Tunisia: An Arab Anomaly’’ (New York, Columbia University Press, 2017).

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Re: Tunisie

Message par El seductor le Mer 25 Oct - 18:08

Et ben voilà ! Il y en a qui se posent des questions sur les "bienfaits" de l'Islam !
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Re: Tunisie

Message par ganem le Jeu 26 Oct - 15:17

Les Tunisiens cultivés savent que l'islam est un boulet comme Ibn Khaldoun l'a déjà fait remarquer
Là où l'islam passe la civilisation trépasse et en arabe latinisé
Idhâ ou'ribet khouribet

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Re: Tunisie

Message par El seductor le Jeu 26 Oct - 15:26

Il y a deux sortes de Musulmans intelligents:
- Ceux qui le demeurent pour dominer ceux qui ne le sont pas (intelligents).
- Et ceux qui ont été Musulmans, mais qui ne le sont plus.
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Re: Tunisie

Message par ganem le Jeu 26 Oct - 17:00

El seductor a écrit:Il y a deux sortes de Musulmans intelligents:
- Ceux qui le demeurent pour dominer ceux qui ne le sont pas (intelligents).
- Et ceux qui ont été Musulmans, mais qui ne le sont plus.

En terre d'islam, un apostat de l'islam doit vivre 24 heures sur 24 en hypocrite faisant semblant d'être musulman.

C'est à devenir fou.


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Re: Tunisie

Message par Pierre Lequédec le Ven 27 Oct - 0:53

El seductor a écrit:Il y a deux sortes de Musulmans intelligents:
- Ceux qui le demeurent pour dominer ceux qui ne le sont pas (intelligents).
- Et ceux qui ont été Musulmans, mais qui ne le sont plus.

Message complètement con et stupide. Les musulmans intelligents sont ceux qui pratiquent leur religion en paix sans emmerder personne. En fait, on dirait que fais presque l'apologie, de façon insidieuse, de ceux qui déforment l'Islam ...
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Re: Tunisie

Message par El seductor le Ven 27 Oct - 8:40

Tu ne peux pas pratiquer l'Islam lorsque tu es intelligent. Parce que lorsque tu es intelligent, tu réfléchis et lorsque tu réfléchis, tu te rends compte que nous sommes au XXIème siècle et qu'il est tout à fait stupide de suivre à la lettre les commandements du Coran et des Haddiths, inchangés depuis le VIIème siècle !
Tu ne peux pas pratiquer l'Islam, idéologie politico-religieuse "en paix" ! L'Islam proclame la Djihad, la guerre contre tous les "mécréants" ! Renseigne-toi au lieu de nous sortir de telles bêtises (et je suis poli) !
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Re: Tunisie

Message par ganem le Ven 27 Oct - 14:14

Pierre Lequédec a écrit:
Message complètement con et stupide. Les musulmans intelligents sont ceux qui pratiquent leur religion en paix sans emmerder personne. En fait, on dirait que fais presque l'apologie, de façon insidieuse, de ceux qui déforment l'Islam ...

Si tu es vraiment musulman, tu ne peux t'empêcher de faire du prosélytisme en faveur de l'islam.

Un non-musulman reste un mystère pour l'âme musulmane.

Lévi-Strauss en parle très bien dans son livre Tristes Tropiques

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