Le projet économique de Nicolas Sarkozy pour 2012
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Le projet économique de Nicolas Sarkozy pour 2012
Le Figaro s'est procuré les propositions du groupe de travail «économie et fiscalité» qui a planché pour le président. Il suggère notamment une TVA majorée sur les produits de luxe.
Nicolas Sarkozy va passer un été studieux. Il y a quelques mois, il a chargé des groupes de travail informels de plancher sur les thèmes (éducation, territoires et développement durable, économie et fiscalité, sujets régaliens, social et santé) qui composeront la colonne vertébrale du candidat UMP à l'élection présidentelle de 2012 - lui-même, le plus probablement!
Ces groupes d'experts (hauts fonctionnaires, économistes…) arrivent au bout d'une première étape. Placés chacun sous la responsabilité d'un conseiller ou ex-conseiller de l'Élysée, ils vont remettre leurs idées avant la trêve estivale à Bruno Le Maire. Lequel va compiler et toiletter le travail, pour arriver à ce qui sera le projet présidentiel. Le groupe «économie et fiscalité», placé sous la houlette du conseiller économique du chef de l'État, Emmanuel Moulin (et auquel participent des hauts fonctionnaires et des anciens de Bercy ou de l'Élysée - Vincent Chriqui du Centre d'analyse stratégique, Nicolas Calcoen aujourd'hui chez Amundi, Bernard Delpit à La Poste, etc.), a bouclé ses propositions. Celles-ci, qui figurent dans un document de 54 pages - une note et des fiches techniques - que Le Figaro s'est procuré, ont notamment pour ambition de faire de la France «une terre de production et de croissance».
Ce qui reste pour l'instant un document de travail décline quelques idées fortes: pas de hausse des prélèvements obligatoires, un système fiscal mieux «adapté» pour renforcer la compétitivité du pays et un recadrage de certains mécanismes qui se sont traduits par «des abus pendant la crise». Pour répondre à ces trois problématiques, qui pourraient constituer la base du discours sur la politique fiscale - et qu'il faudrait «accompagner d'un discours clair sur le respect de la trajectoire des finances publiques fixée après la crise» -, le groupe de travail dresse toute une série de propositions.
Pour mettre l'économie au service de la production, les experts préconisent un allégement des cotisations sociales sur le travail, avec un dispositif s'apparentant à une TVA sociale. Le futur candidat pourra soit «persister sur la solution économiquement rigoureuse, mais peu séduisante en affichage, de baisse des cotisations employeurs et de hausse de TVA», soit «habiller la réforme en une mesure de pouvoir d'achat» en baissant les cotisations pesant sur les salariés - une option qui porterait néanmoins «un risque d'inflation du fait des prétentions salariales».
Impôt minimum
L'augmentation de la TVA pourra, elle, prendre plusieurs formes: un relèvement général des taux de 5 points, «la mesure la plus simple au rendement le plus élevé» et/ou l'instauration d'un taux intermédiaire, 8% par exemple, à soumettre à tous les biens et services aujourd'hui au taux réduit de 5,5%. Le document évoque aussi la création d'un taux majoré pour certains produits de luxe (voitures haut de gamme, certains bijoux, chevaux, tabac, etc.). Cette mesure «serait symbolique pour beaucoup de Français et permettrait de développer un discours sur la justice fiscale», peut-on lire. Elle aurait en outre l'avantage de se situer «sur un terrain fiscal encore peu exploité par l'actuel gouvernement».
Sur le front des prélèvements fiscaux, le document évoque «des mesures d'équité» et «une contribution de tous»: l'instauration d'un impôt minimal et/ou fléché (qui permettrait aux contribuables de «décider de l'affectation d'une fraction de leur impôt»), des mesures antidélocalisations, un rééquilibrage entre petites et grandes entreprises de l'impôt sur les sociétés, etc. Écartant tout «grand soir» sur les niches fiscales, l e groupe de travail préconise néanmoins de poursuivre le toilettage commencé par le gouvernement.
Au passage, le document dresse un procès en incompétence de la gauche et liste les arguments pour contrer les mesures phares du programme économique socialiste. Les experts se prononcent notamment contre la fusion de l'impôt sur le revenu avec la CSG, «contraire à nos valeurs et irresponsable», et contre la retenue à la source.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/07/03/04016-20110703ARTFIG00135-le-projet-economique-de-nicolas-sarkozy-pour-2012.php
Zinck.
Nicolas Sarkozy va passer un été studieux. Il y a quelques mois, il a chargé des groupes de travail informels de plancher sur les thèmes (éducation, territoires et développement durable, économie et fiscalité, sujets régaliens, social et santé) qui composeront la colonne vertébrale du candidat UMP à l'élection présidentelle de 2012 - lui-même, le plus probablement!
Ces groupes d'experts (hauts fonctionnaires, économistes…) arrivent au bout d'une première étape. Placés chacun sous la responsabilité d'un conseiller ou ex-conseiller de l'Élysée, ils vont remettre leurs idées avant la trêve estivale à Bruno Le Maire. Lequel va compiler et toiletter le travail, pour arriver à ce qui sera le projet présidentiel. Le groupe «économie et fiscalité», placé sous la houlette du conseiller économique du chef de l'État, Emmanuel Moulin (et auquel participent des hauts fonctionnaires et des anciens de Bercy ou de l'Élysée - Vincent Chriqui du Centre d'analyse stratégique, Nicolas Calcoen aujourd'hui chez Amundi, Bernard Delpit à La Poste, etc.), a bouclé ses propositions. Celles-ci, qui figurent dans un document de 54 pages - une note et des fiches techniques - que Le Figaro s'est procuré, ont notamment pour ambition de faire de la France «une terre de production et de croissance».
Ce qui reste pour l'instant un document de travail décline quelques idées fortes: pas de hausse des prélèvements obligatoires, un système fiscal mieux «adapté» pour renforcer la compétitivité du pays et un recadrage de certains mécanismes qui se sont traduits par «des abus pendant la crise». Pour répondre à ces trois problématiques, qui pourraient constituer la base du discours sur la politique fiscale - et qu'il faudrait «accompagner d'un discours clair sur le respect de la trajectoire des finances publiques fixée après la crise» -, le groupe de travail dresse toute une série de propositions.
Pour mettre l'économie au service de la production, les experts préconisent un allégement des cotisations sociales sur le travail, avec un dispositif s'apparentant à une TVA sociale. Le futur candidat pourra soit «persister sur la solution économiquement rigoureuse, mais peu séduisante en affichage, de baisse des cotisations employeurs et de hausse de TVA», soit «habiller la réforme en une mesure de pouvoir d'achat» en baissant les cotisations pesant sur les salariés - une option qui porterait néanmoins «un risque d'inflation du fait des prétentions salariales».
Impôt minimum
L'augmentation de la TVA pourra, elle, prendre plusieurs formes: un relèvement général des taux de 5 points, «la mesure la plus simple au rendement le plus élevé» et/ou l'instauration d'un taux intermédiaire, 8% par exemple, à soumettre à tous les biens et services aujourd'hui au taux réduit de 5,5%. Le document évoque aussi la création d'un taux majoré pour certains produits de luxe (voitures haut de gamme, certains bijoux, chevaux, tabac, etc.). Cette mesure «serait symbolique pour beaucoup de Français et permettrait de développer un discours sur la justice fiscale», peut-on lire. Elle aurait en outre l'avantage de se situer «sur un terrain fiscal encore peu exploité par l'actuel gouvernement».
Sur le front des prélèvements fiscaux, le document évoque «des mesures d'équité» et «une contribution de tous»: l'instauration d'un impôt minimal et/ou fléché (qui permettrait aux contribuables de «décider de l'affectation d'une fraction de leur impôt»), des mesures antidélocalisations, un rééquilibrage entre petites et grandes entreprises de l'impôt sur les sociétés, etc. Écartant tout «grand soir» sur les niches fiscales, l e groupe de travail préconise néanmoins de poursuivre le toilettage commencé par le gouvernement.
Au passage, le document dresse un procès en incompétence de la gauche et liste les arguments pour contrer les mesures phares du programme économique socialiste. Les experts se prononcent notamment contre la fusion de l'impôt sur le revenu avec la CSG, «contraire à nos valeurs et irresponsable», et contre la retenue à la source.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/07/03/04016-20110703ARTFIG00135-le-projet-economique-de-nicolas-sarkozy-pour-2012.php
Zinck.
Invité- Invité
Re: Le projet économique de Nicolas Sarkozy pour 2012
Le moment venu, car cela change très vite à l'UMP, nous devrons connaître et étudier les orientations que proposent cette formation pour la prochaine mandature.
Mais très sincèrement, après les avoir vu à l'oeuvre durant- la mandature actuelle, je crois qu'on peut facilement se faire une opinion et déceler la régression pour nos travailleurs.
Mais très sincèrement, après les avoir vu à l'oeuvre durant- la mandature actuelle, je crois qu'on peut facilement se faire une opinion et déceler la régression pour nos travailleurs.

wesker- Maître

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Re: Le projet économique de Nicolas Sarkozy pour 2012
Toute la question est: Doit-on juger l'action politique dans l'instant où doit-on tirer un bilan au-delà de plusieures années ?
Je sais qu'autour de moi l'on défini le travail deN.sarkozy comme: un fait divers = une loi. Mais derière la caricature, n'y a-t-il pas la place pour quelques actes forts qui porteront leurs fruits d'ici une décénie ?
Je sais qu'autour de moi l'on défini le travail deN.sarkozy comme: un fait divers = une loi. Mais derière la caricature, n'y a-t-il pas la place pour quelques actes forts qui porteront leurs fruits d'ici une décénie ?
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robinson- Maître

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